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Anticiper la pression des foreurs sur maïs

Maïs
02.11.2022

Arvalis rappelle les leviers agronomiques pour limiter le risque pyrale et sésamie en 2023.

Suite aux dissections des cannes de maïs, Arvalis qualifie de « modérées » les infestations larvaires des foreurs, pyrale et sésamie, pour la campagne 2022. Toutefois, l’Institut du végétal précise que le risque réel pour 2023 sera dépendant des facteurs climatiques (rigueur de l’hiver, pluviométrie…) et agronomiques d’ici à la prochaine campagne. Pour prévenir ce risque, la première action consiste à abaisser le nombre de larves de foreurs hivernantes dans les parcelles en broyant finement les cannes de maïs, puis en les enfouissant. Plus les résidus sont broyés finement et enfouis, plus le risque fusariose diminue également, en empêchant les mycotoxines (DON) produites par le champignon Fusarium graminearum de se développer librement et d’attaquer le blé ou le maïs suivant. Dans le but de limiter la sensibilité au risque DON, la variété de blé choisie doit posséder une note minimum de 4 en semis conventionnel et supérieure ou égale à 6 si les résidus restent en surface. De manière générale, une note de sensibilité variétale aux DON supérieure à 5,5 sécurise la culture.

13/09/2022
Sur maïs des larves d’héliothis repérées
La pyrale et la sésamie ne sont pas les seuls ravageurs du maïs. Des larves d’héliothis ont également été repérées.
Le comptage des larves de pyrales et de sésamie peut être l’occasion de détecter la présence, dans les parcelles de maïs, de larves d’héliothis. Ce ravageur polyphage s’attaque à la tomate, aux haricots mais également au maïs. Les chenilles consomment les soies et les grains des épis en partant du sommet de l’épi. En revanche, elles n’apprécient guère les tiges : aucune casse de tige ne sera observée s’il s’agit de ces ravageurs. Ces larves sont longues de 30 à 35 mm, de couleur variable (vert, jaune ou gris) et repérables à des lignes longitudinales claires le long du corps. À l’état adulte, les papillons font 35 à 40 mm d’envergure. Les ailes antérieures sont ponctuées de taches noires, tandis que le thorax et la tête sont velus. À noter aussi une fine pilosité sur les antennes. Ouvrez l’œil !

06/09/2022
Compter les larves de pyrales et sésamies sur maïs
Un bilan des infestations larvaires doit être réalisé avant récolte dans les parcelles de maïs.
Alors que la récolte de maïs a déjà débuté, notamment pour le fourrage, il est encore temps, pour les parcelles sur pied, de réaliser un bilan des infestations larvaires. L’enjeu : estimer le niveau de risque pyrale et sésamie pour la prochaine campagne. Au-delà de 0,8 larve par plante, le seuil de risque est atteint. Les suivis doivent se faire dans différentes zones de la parcelle, éloignées si possible les unes des autres. Observez alors 20 plantes sur 5 zones éloignées des bordures, soit 100 plantes au total. Chaque dégât – trou d’entrée d’une larve, tige cassée, sciure... – doit être noté. Le protocole conseille également de disséquer cinq plantes prélevées au hasard afin de compter le nombre de larves dans les tiges et les épis. Ne pas hésiter à faire remonter ces données au réseau de surveillance régional. Enfin, n’oubliez pas que la première méthode de lutte contre ces ravageurs est le broyage fin des résidus de cannes, après la récolte. Une stratégie qui éliminerait entre 50 et 70 % des larves.

28/06/2022
Pyrale sur maïs : l’intensité des vols baisse
Même si le taux de piégeage des pyrales est en baisse, l’observation doit se poursuivre.
Les pièges à phéromones sont en place dans les parcelles de maïs et les captures de pyrales se poursuivent, avec des intensités plus ou moins fortes selon les régions. Le suivi des pièges reste indispensable pour quantifier avec précision l’intensité du déploiement de ces ravageurs. Des perforations des feuilles « en coup de fusil » sont le signe de la présence de jeunes larves de pyrale. En végétation, la lutte vise les œufs, via la dépose de trichogrammes dans les rangs, ou les jeunes larves avec des solutions insecticides. Pour lutter efficacement contre ces ravageurs sans recourir à la voie chimique, il existe plusieurs méthodes alternatives, à commencer par un broyage fin et un enfouissement des cannes de maïs de la culture précédente. Cette stratégie permet de diminuer la population de larves présentes à l’automne, de l’ordre de 70 à 80 %.