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Risque élevé pour la pyrale du maïs

Maïs
27.07.2021
Risque élevé pour la pyrale du maïs

La première génération de pyrales s’est installée dans les maïs et, avec elle, les premiers dégâts « en coup de fusil ».

Les parcelles de maïs présentent un risque élevé vis-à-vis de la pyrale, notamment en Auvergne-Rhône-Alpes. Alors que les vols commencent à diminuer dans certains départements, de nouvelles pontes sont observées.  Les premiers dégâts sont visibles, notamment dans l’Allier, avec des limbes « en coup de fusil ». Les œufs peuvent éclore rapidement, en moins d'une semaine. Les jeunes chenilles attaquent alors le cornet foliaire, s’alimentant des feuilles et des panicules. Elles creusent la tige puis l’épi, ce qui provoque des cassures des tiges et des fleurs mâles. Les dégâts directs affectent le PMG de la plante. Lorsque la seconde génération se développe sur les épis, elle est également responsable de dégâts indirects, en créant des portes d’entrée au Fusarium responsable de la production des fumonisines. La stratégie de lutte phytosanitaire doit être adaptée selon la localisation géographique et le nombre de générations, une ou deux, des pyrales.

29/06/2021
Les ravageurs sont présents sur maïs
Pyrales et sésamies sont piégées dans les parcelles de maïs tandis que des pucerons ont été repérés.
Des dégâts « en coups de fusil » signalent la présence de larves de sésamies dans plusieurs parcelles de maïs. Les piégeages ont également permis de repérer des pyrales. Les vols de ces deux ravageurs semblent s’intensifier. Présents également, les pucerons des épis et du feuillage. Trois pucerons, Rhopalosiphum padiSitobion avenae et Metopolophium dirhodum sévissent aussi bien sur le maïs que sur les céréales à paille. Pour tous, la période de risque s’étend du stade 3 feuilles jusqu’au stade floraison même si la migration s’effectue d’une culture à l’autre, à des stades différents. Le seuil de risque est fonction de l’espèce en présence. Les Metopolophium sont les plus nombreux en début de culture du maïs. Ils colonisent les céréales à paille en mai-juin, se multiplient sur les feuilles puis migrent vers les parcelles de maïs. Les Sitobion, quant à eux, quittent les parcelles de céréales à paille en fin de cycle (stade grain pâteux) pour migrer vers des graminées encore vertes, notamment le maïs, et former ainsi de nouvelles colonies. Enfin, les Rhopalosiphum padi effectuent un premier vol de l’hôte primaire vers les céréales à paille en mai-juin puis un second, en juin-juillet vers les maïs en pleine croissance.

01/06/2021
Des dégâts de géomyzes repérés sur maïs
Des géomyzes ont été observées dans les parcelles de maïs. Les dégâts sont parfois déjà importants.
La géomyze est une petite mouche qui pond ses œufs à la base des plantules de maïs entre la levée et jusqu’au stade 3 feuilles de la culture. La larve s’introduit entre le coléoptile et la première feuille, creuse des galeries en détruisant l’apex. Certains dégâts ont d’ores et déjà été observés dans les Pays de la Loire et en Bretagne, notamment dans les parcelles présentant des retards de développement. Les premiers symptômes, flétrissement puis dessèchement de la dernière feuille, interviennent en général autour du stade 3-4 feuilles. Les deux premières feuilles restent vertes un moment, mais la croissance est rapidement bloquée ce qui entraîne la mort et la disparition de la plante. Pour estimer les dégâts, réalisez au minimum une dizaine de comptages sur 10 m2 à différents endroits de la parcelle afin d’avoir une estimation objective de la réalité. Selon l’importance de ces dégâts, un ressemis peut éventuellement s’envisager si plus de la moitié du peuplement a disparu.

25/05/2021
Le seuil de sensibilité du maïs aux pucerons approche
Pour estimer le risque pucerons sur maïs, observer le stade de la plante et les populations présentes.
Entre sécheresse, froid puis pluies à répétition, la levée des maïs est, cette année, très perturbée. Dans certaines régions, les plantes les plus en avance atteignent bientôt le stade 4 feuilles. Ce stade correspond au début de l’observation du risque pucerons. Comme sur de nombreuses cultures, deux populations de pucerons peuvent s’observer : Metopolophium dirrhodum et Sitobion avenae. Pour ce dernier, le stade de nuisibilité s’étend du stade 3 à 10 feuilles du maïs. Une intervention est nécessaire si plus de 500 pucerons sont comptabilisés par pied avant le stade 10 feuilles. Pour les Metopolophium, le seuil tombe à 10 pucerons par pied entre 4 et 6 feuilles, et grimpe à 200 pucerons en moyenne par pied une fois le stade 10 feuilles dépassé.

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