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Maïs : avantages et inconvénients des semis précoces

Maïs
14.04.2020
Semoir maïs en action

Semer précocement les maïs peut s’avérer plus intéressant mais également plus risqué.

Le beau temps de ces derniers jours a donné le top départ des semis de maïs dans la plupart des régions françaises. Les semis précoces favorisent un développement plus rapide de la surface foliaire et donc, une optimisation de la photosynthèse durant les jours les plus longs. Autres atouts de cette stratégie : une floraison plus précoce permettant parfois d’éviter un stress hydrique durant l’été et une date de récolte souvent sécurisée. En revanche, des implantations à la mi-avril provoquent un risque accru de période froide et humide juste après le semis avec pour conséquence, une durée de levée plus longue et une pression ravageurs plus importante durant la phase d’installation. Des essais menés par Arvalis en Bretagne et en Picardie indiquent qu’en maïs grain, les semis très précoces de début avril apportent, en moyenne, un faible gain de rendement (de l’ordre de + 2 %) par rapport aux semis de la deuxième quinzaine d’avril. En maïs fourrage, l’impact serait légèrement négatif avec une baisse de 3 % des rendements.

25/03/2020
Patience avant de travailler les sols

Pour assurer une structure favorable à la levée des cultures, l’enjeu est d’attendre un sol ressuyé. Le beau temps s’installe pour plusieurs jours sur l’Hexagone. Après avoir dû patienter des semaines entières, faute de créneaux favorables, les agriculteurs sont dans les semis d’orge de printemps et dans les starting-blocks pour commencer les semis de maïs, tournesols,…. Mais attention à ne pas se précipiter : l’implantation étant, pour beaucoup de cultures, une étape clé de la réussite. L’objectif est désormais d’attendre un ressuyage des sols, a minima, sur toute l’épaisseur de la couche arable. Un travail du sol trop humide peut créer des mottes et des lissages, défavorables à l’enracinement de cultures sensibles comme le maïs ou le tournesol par exemple. Les pertes de rendement peuvent atteindre 30 % dans les situations les plus critiques. Trop humides, les horizons profonds, sur 20 à 40 cm, restent sensibles au tassement. Bien sûr, tout dépendra de la profondeur du travail du sol et du matériel utilisé : plus ce dernier est lourd, plus le risque sera accru.