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Maïs : gérer les ravageurs du sol au cas par cas

Maïs
25.02.2019
Dégâts causés par les taupins

La protection du maïs face aux ravageurs du sol nécessite observation et anticipation : aucun rattrapage n’est possible.

Pas de solution curative contre les ravageurs du sol

Contre les ravageurs du sol menaçant le maïs, pas de deuxième chance ! En l’absence de solutions éradiquantes, la protection de la culture est une question d’anticipation. Car une fois les attaques concrétisées, il n’y a plus qu’à constater les dégâts, dont l’ampleur peut aller jusqu’à nécessiter un resemis complet de la parcelle. Aucune des solutions préventives ne s’applique en végétation. C’est donc dès le semis qu’il faut raisonner la protection du maïs. La stratégie se construit au cas par cas, à l’échelle d’une parcelle. Les antécédents sont à prendre en compte, sans négliger la possibilité d’une menace en évolution. 

Des populations de ravageurs qui évoluent

Visuel scutiDifférents agriculteurs ayant participé au réseau d’observation Syngenta-Datagri en 2018 en témoignent. Sébastien Aubry (Meuse), relève la présence de scutigérelles depuis deux ans : « C’est une situation très nouvelle ici, auparavant, nous ne connaissions pas cet insecte ! » Daniel Ritleng (Bas-Rhin) fait le même constat concernant les chrysomèles, « une problématique montante. » Dans les Landes, Fabrice Casteraa surveille davantage les vers gris, même si la pression est encore « relativement faible ». Eric Le Roy (Finistère), quant à lui, relève que les mouches ne sont présentes que ponctuellement, « mais elles peuvent occasionner de gros dégâts ». Tous se retrouvent toutefois sur le principal danger : le taupin. 

Taupin, présent sur un quart des surfaces de maïs

Cité par les agriculteurs dans toutes les zones de production, le taupin est reconnu comme la première menace du maïs chez les ravageurs, devant la pyrale et la sésamie. Une étude de Jean-Baptiste Thibord, d’Arvalis(1), précise qu’il est présent sur un quart des surfaces de maïs grain, pour un impact moyen supérieur à 5 % de la production totale en France. Dans les parcelles les plus attaquées, les dégâts peuvent impacter jusqu’à 30 % des productions.

(1) Evaluation de la nuisibilité des ravageurs du maïs en France, 2017.

Karaté carte

Karaté tableau

 

Prendre une assurance dès l’implantation

Face à ces insectes, et compte tenu de l’absence de solutions de rattrapage, faire l’impasse sur la protection des parcelles revient à rouler sans assurance : une économie que l’on risque de regretter en cas d’accident, même mineur. Utiliser le microgranulé Karaté 0.4GR dès le semis fait par exemple, office d’assurance contre le taupin, la scutigérelle... Une solution à doser en fonction des observations réalisées année après année, et qui offre une alternative au moins aussi efficace que les néonicotinoïdes, désormais interdits, et supérieure aux autres solutions microgranulées du marché. L’association de Karaté 0.4GR avec la protection de semences Force 20 CS étant à privilégier dans les cas de très forte pression.

 

Graphique Arvalis

Les quatre solutions micro-granulés (à base de pyréthrinoïdes) disponibles pour lutter contre les taupins présentent des efficacités au moins équivalentes à celles de l’ancienne référence en protection de semences (NNI), notamment dans les situations de fortes attaques.

Le Karaté 0.4GR se distingue des autres solutions microgranulés par une efficacité légèrement supérieure et une plus grande régularité.