France

Vous êtes ici

Share page with AddThis

Maïs : ne pas sous-estimer la nuisibilité des adventices

Maïs
11.04.2019
Pied maïs

La meilleure stratégie pour limiter la nuisibilité des adventices sur le maïs consiste à intervenir tôt. 

« Plus on attend, plus on perd »

En matière de propreté du maïs, la règle à suivre tient en quelques mots : « plus on attend, plus on perd ». Le principal objectif du désherbage (en plus de réduire le stock de graines du sol) est de protéger la culture de la concurrence des adventices. Les mécanismes de cette « nuisibilité » sont aujourd’hui mieux connus, et permettent de décider avec plus de précision du moment et de l’intensité des interventions.

Les mauvaises herbes entrent très tôt en compétition avec le maïs pour l’espace, l’eau, la lumière ou les nutriments du sol. Les recherches montrent que cette concurrence s’exprime dès les plus jeunes stades de la culture, en particulier pour l’interception de la lumière réémise par le sol. Ainsi, dès qu’une flore adventice lève à proximité, les photorécepteurs du maïs détectent une modification du spectre lumineux. Les jeunes plants mettent alors en œuvre différentes stratégies de défense qui affectent immédiatement leur potentiel de rendement. 

Une concurrence visible sur le maïs

Le « point de basculement », c’est le stade de croissance précis marquant le début d’une perte irréversible et régulière du rendement due aux adventices non maîtrisées. Visuellement, celui-ci se traduit par un phénomène « d’évitement d’ombrage », caractérisé par une croissance inversement proportionnelle entre les feuilles et les racines. Le maïs dépense son énergie en poussant plus haut que ses concurrentes de l’inter-rang, au détriment de son système racinaire, avec comme conséquence directe une baisse du nombre de rangs par épi et d’ovules par rang potentiels - deux facteurs se mettant très tôt en place dans le cycle de développement de la plante. Une masse racinaire moins développée limitera par la suite l’accès à l’eau et aux nutriments, ce qui pénalisera la croissance du grain. La fermeture du rang est également retardée, favorisant la croissance de la flore adventices et aggravant encore le problème.

Compétition maximum entre 2 et 12 feuilles

Au-delà de 12 à 15 jours d’un désherbage non-maîtrisé (point de basculement), chaque jour de retard dans le déclenchement du traitement engendre une perte de 0,75 quintal en maïs grain et 0,31 tonne de matière sèche en ensilage. En situation de stress hydrique et/ou d’azote limitant, les effets cumulés d’une gestion malavisée des mauvaises herbes au démarrage et de conditions pédoclimatiques défavorables peuvent s’additionner et aboutir à des rendements désastreux. À ce constat s’ajoute la toxicité de certaines plantes (datura, morelle noire, …) rendant le fourrage impropre à la consommation.

Il est désormais avéré que la compétition maximale avec la flore des adventices a lieu entre 2 et 12 feuilles du maïs. Un herbicide de prélevée ou de post-levée très précoce (stade 3 à 4 feuilles) permet de prévenir la nuisibilité avant que celle-ci n’impacte le potentiel de la culture. Les produits à action rapide (effet généralement visible à 7 jours) renforceront encore l’efficacité d’une application dès les premiers stades. Si nécessaire, un second passage en post-levée pourra compléter le programme, en privilégiant encore une fois un herbicide à large spectre agissant vite. Attention enfin à choisir un produit à action racinaire et anti-germinatif pour éviter les relevées d’adventices avant que le maïs ne ferme l’inter-rang. En effet, si le rendement est en général moins affecté par une concurrence tardive (> 12 feuilles), une parcelle sale à la récolte, permet au stock semencier indésirable de se reconstituer.

 

> Découvrez Calaris® le nouvel herbicide à large spectre efficace et rapide :

Calaris*, l’innovation herbicide maïs de post-levée