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Un seul passage herbicide sur maïs, choisir la post-levée précoce

Maïs
15.11.2019
Temoin Post levée

Témoin non traité sur forte infestation

Un seul passage herbicide sur le maïs ? C’est possible, en combinant plusieurs produits en post-levée précoce.

Résoudre l’équation d’un désherbage en un seul passage

La première attente exprimée par les agriculteurs, quant au désherbage de leur maïs, est de n’avoir qu’un seul passage herbicide à réaliser. La motivation principale est d’optimiser les interventions et de trouver une solution polyvalente efficace sur le plus grand nombre d’adventices possible. À cela s’ajoute bien sûr le manque de temps pour les chantiers sur les parcelles et des conditions climatiques souvent sèches, qui n’incitent pas au double passage.

Un seul traitement en post-levée précoce peut être suffisant

Un seul passage herbicide maïs, efficace, et présentant un bon rapport qualité/prix est donc attendu. Or, sur des flores de plus en plus diversifiées, la solution en un seul passage en prélevée n’est tout simplement pas réaliste. Il faut donc s’orienter vers une intervention en post-levée en associant différents herbicides complémentaires. « Nos essais menés sur les sept dernières années montrent que dans 87 % des cas, un seul traitement en post-levée avec racinaire est suffisant », témoigne Francis Jumel, expert technique maïs chez Syngenta. Mieux : les résultats avec une seule application d’herbicide maïs post-levée précoce montrent une plus grande régularité d’efficacité, qu’avec deux passages, du fait notamment que les produits de prélevées sont régulièrement exposés aux conditions sèches lors des semis.

Jouer sur l’association des familles chimiques

La recommandation de Syngenta : combiner les produits en post-levée précoce. D’un côté, un herbicide à action racinaire, par exemple Dual Gold Safeneur à 1 l/ha seulement ou Camix à 2 ou 2,5 l/ha maximum pour le contrôle des levées échelonnées. De l’autre, deux produits foliaires de post-levée : Calaris, combiné avec soit Elumis, soit une spécialité à base de nicosulfuron en fonction de la flore constatée. Une stratégie qui associe jusqu’à quatre groupe HRAC différents en un seul passage, limitant ainsi les risques de résistance. Autre atout : un spectre d’action très large sur les dicotylédones (1) et les graminées (2), avec une durée d’action permettant de faire face aux levées échelonnées.

Plage de pulvérisation large

Ces combinaisons, efficaces sur les adventices aux stades jeunes, apportent de la souplesse à l’agriculteur, avec une plage de pulvérisation qui peut durer jusqu’à 10 jours. Cette marge permet de bien gérer l’ensemble de la flore, y compris d’éventuelles graminées estivales, qui nécessitent une intervention rapide, au stade 2-3 feuilles des adventices.

Parmi les points de vigilance : la météo, qui doit être humide après l’application. Mais le traitement en post-levée précoce correspond à une période où ces épisodes peuvent être plus fréquents. Par ailleurs, les nouvelles recommandations d’utilisation du S-Métolachlore à 1 000 g/ha doivent obligatoirement être intégrées dans le choix de la stratégie de désherbage du maïs.

 

(1) Dicotylédones « classiques » : les chénopodes, les amarantes, la morelle noire… Dicotylédones « difficiles » : renouée liseron, véroniques, mercuriale. Dicotylédones « émergentes » : ambroisie, datura, lampourde.

(2) Graminées : panics, sétaires, digitaires…