Sur colza, protégez les abeilles

Colza
Abeille butinant une fleur de colza

À l’approche des premiers traitements sur les colzas en fleurs, optez pour des spécialités qui respectent les abeilles.

Les températures actuelles sont favorables à l’activité de différents ravageurs du colza, à commencer par les méligèthes et les charançons de la tige. La floraison étant en avance cette année, il n’est pas à exclure qu’un traitement insecticide puisse avoir lieu dès à présent. L’enjeu est alors d’utiliser des produits phytopharmaceutiques qui respectent les abeilles et les insectes pollinisateurs : le colza étant considéré comme une culture attractive pour ces insectes. Pour le savoir, une seule option : se référer à l’étiquette de chaque spécialité. Depuis le 20 novembre 2021, un arrêté ministériel prévoit désormais une évaluation et une autorisation spécifiques pour l’utilisation de tous les produits phytosanitaires en période de floraison. Il fixe en outre une plage horaire pendant laquelle ces traitements peuvent être réalisés dans les deux heures qui précèdent le coucher du soleil et dans les trois heures qui suivent. Sont concernés : les insecticides, les acaricides, les fongicides, les herbicides ainsi que les adjuvants.

12/03/2024
Sur colza, l’activité des méligèthes a débuté
La floraison des colzas débute et avec elle, la surveillance des méligèthes.
Les premières fleurs de colza commencent à faire leur apparition dans la plaine : un phénomène qui n’a pas échappé aux méligèthes. Ces ravageurs ont déjà été repérés dans bon nombre de régions, profitant d’une phase de croissance active des plantes. La gestion de cet insecte repose sur la mesure du risque la plus précise possible. En effet, l’objectif est de maintenir la population à un niveau acceptable pour la culture, sans mettre à mal sa rentabilité future. L’idée n’est donc pas d’éradiquer tous les individus. L’observation des colzas doit démarrer au stade D1 (boutons accolés) et se poursuivre jusqu’au stade F1 (premières fleurs ouvertes). Rappelons qu’un colza vigoureux et sain supportera mieux la présence de méligèthes. À l’inverse, un colza chétif ou stressé sera particulièrement vulnérable. Les seuils d’intervention vont de 1 à 6 méligèthes par plante selon le stade et l’état de la culture.

27/02/2024
Colza : la période de risque vis-à-vis des méligèthes approche
L’impact des méligèthes dépend avant tout du stade et de l’état du colza.
Des méligèthes ont déjà été repérés dans plusieurs parcelles de colza, notamment dans l’ouest de la France. La douceur actuelle leur est favorable. Certains colzas entrent en période de risque. Celle-ci s’étend du stade D1 (boutons accolés cachés) à F1 (premières fleurs ouvertes). Dès que les colzas sont en fleurs, les méligèthes ne doivent plus être considérés comme des nuisibles mais comme des insectes utiles, grâce à leur rôle pollinisateur. Le seuil de risque varie quant à lui selon la capacité du colza à compenser les attaques : celle-ci dépend de sa vigueur et de son stade de développement. Ainsi, pour un colza sain et vigoureux évoluant dans des conditions pédoclimatiques propices aux compensations, le seuil est fixé à 6 à 9 méligèthes par plante au stade E (boutons séparés). Ce seuil passe à 2 ou 3 insectes pour un colza stressé et peu vigoureux, soumis à des conditions climatiques compliquées.

13/02/2024
Colza, les vols de charançons se confirment
En matière de charançon de la tige du colza, l’enjeu est d’intervenir au pic du vol, sous peine de traiter trop tôt.
La semaine passée, les observateurs témoignaient de l’augmentation des vols de charançons de la tige du colza. Cela se confirme. L’enjeu est d’intervenir au moment du pic de vol. Pour être sûr du positionnement idéal, référez-vous aux Bulletins de santé du végétal (BSV), publiés chaque semaine par grandes régions de production. L’objectif consiste à agir lorsqu’un maximum d’insectes est présent dans la parcelle et avant que ne débute la phase active de ponte. Intervenir dès les premières captures en cuvette conduit le plus souvent à traiter trop tôt. Mais il est vrai que l’organisation des chantiers sur la ferme et les conditions météo peuvent compliquer le respect du planning initial. Même si, en général, une seule intervention bien positionnée suffit à maîtriser ce risque, les infestations plus tardives ne doivent pas être négligées. Ainsi, si un second pic de vol survient deux à trois semaines après l’application, une seconde intervention peut alors être nécessaire.

06/02/2024
Colza, hausse des captures de charançons
La remontée des températures est favorable à la reprise d’activité des charançons de la tige du colza.
Le redoux enregistré ces derniers jours profite à la reprise d’activité des charançons de la tige du colza. Même si les vols ne sont pas encore généralisés, quelques individus ont été repérés dans les parcelles de colzas. Pour que le vol soit « massif », la température de l’air doit être supérieure à 12°C : des différences sont donc fort probables d’un territoire à un autre. La sensibilité des colzas dépend également de leurs stades : cette culture est sensible à partir du stade montaison, caractérisé par l’allongement des entre-nœuds. Pour connaître le risque au sein de votre région, n’hésitez pas à consulter l’outil de prédiction, concocté par l’institut technique Terres Inovia. Il permet, par commune, d’estimer, via la collecte de données de piégeages par des observateurs locaux, la présence des ravageurs dans telle ou telle zone. Mais attention, inutile de traiter dès les premiers piégeages : les femelles ne sont aptes à pondre que 7 à 10 jours après le vol.

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