Colza, les vols de charançons se confirment

Colza
Charançon sur colza, ne vous faites pas piéger !

En matière de charançon de la tige du colza, l’enjeu est d’intervenir au pic du vol, sous peine de traiter trop tôt.

La semaine passée, les observateurs témoignaient de l’augmentation des vols de charançons de la tige du colza. Cela se confirme. L’enjeu est d’intervenir au moment du pic de vol. Pour être sûr du positionnement idéal, référez-vous aux Bulletins de santé du végétal (BSV), publiés chaque semaine par grandes régions de production. L’objectif consiste à agir lorsqu’un maximum d’insectes est présent dans la parcelle et avant que ne débute la phase active de ponte. Intervenir dès les premières captures en cuvette conduit le plus souvent à traiter trop tôt. Mais il est vrai que l’organisation des chantiers sur la ferme et les conditions météo peuvent compliquer le respect du planning initial. Même si, en général, une seule intervention bien positionnée suffit à maîtriser ce risque, les infestations plus tardives ne doivent pas être négligées. Ainsi, si un second pic de vol survient deux à trois semaines après l’application, une seconde intervention peut alors être nécessaire.

06/02/2024
Colza, hausse des captures de charançons
La remontée des températures est favorable à la reprise d’activité des charançons de la tige du colza.
Le redoux enregistré ces derniers jours profite à la reprise d’activité des charançons de la tige du colza. Même si les vols ne sont pas encore généralisés, quelques individus ont été repérés dans les parcelles de colzas. Pour que le vol soit « massif », la température de l’air doit être supérieure à 12°C : des différences sont donc fort probables d’un territoire à un autre. La sensibilité des colzas dépend également de leurs stades : cette culture est sensible à partir du stade montaison, caractérisé par l’allongement des entre-nœuds. Pour connaître le risque au sein de votre région, n’hésitez pas à consulter l’outil de prédiction, concocté par l’institut technique Terres Inovia. Il permet, par commune, d’estimer, via la collecte de données de piégeages par des observateurs locaux, la présence des ravageurs dans telle ou telle zone. Mais attention, inutile de traiter dès les premiers piégeages : les femelles ne sont aptes à pondre que 7 à 10 jours après le vol.

23/01/2024
Colza, pensez aux cuvettes jaunes dès à présent
Les cuvettes jaunes peuvent être installées dès la fin du mois pour identifier les premiers ravageurs du colza.
Le redoux annoncé pourrait être propice aux ravageurs dans les parcelles de colza. La surveillance des parcelles doit donc débuter dès à présent, notamment pour repérer la présence éventuelle du charançon de la tige du colza, nuisible pour cette culture. Outil indispensable des producteurs de colza : la cuvette jaune ! Ce piège doit être opérationnel dès la fin du mois de janvier pour repérer les premiers vols d’insectes. Positionnée juste au-dessus de la végétation, elle reste, grâce à sa couleur, attractive. La cuvette doit être remplie d’un litre d’eau et de quelques gouttes de produit vaisselle, sans odeur : une stratégie qui empêchera les insectes de flotter. Les cuvettes doivent être relevées au moins une fois par semaine, les insectes filtrés puis disposés sur un papier absorbant pour faciliter leur identification et leur comptage.

19/12/2023
Colza, estimez le risque de dégâts de grosses altises
Le risque lié à la présence de grosses altises en sortie d’hiver dépend avant tout de la capacité du colza à résister.
Les conditions climatiques ont, depuis les implantations en août, été favorables à la culture du colza, notamment dans les régions du Nord et de l’Est. Les parcelles présentent une importante biomasse à l’entrée de l’hiver : un contexte qui devrait limiter l’impact des larves de grosses altises. Et ce, d’autant que les infestations larvaires de ces ravageurs vont, cette année, de « faibles » à « moyennes ». En Lorraine et en Alsace, selon Terres Inovia, 83 % des parcelles présentent moins de deux larves de grosse altise par plante. Ce chiffre est de 75 % en Bourgogne-Franche-Comté, 64 % en Champagne-Ardenne et 48 % dans les Hauts-de-France. Le risque de dégâts en sortie d’hiver devrait donc être relativement maîtrisé. Une conclusion à ajuster en fonction du risque agronomique propre à chaque parcelle : niveau de biomasse et présence d’une éventuelle carence en azote.

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