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Surveillance des ravageurs du colza

Colza
10.04.2018
Méligèthe ravageur du colza

Méligèthes repérés sur colza

L’impact des méligèthes sur les colzas dépend du stade de la culture et de sa vigueur.

10/04/2018
Quelques méligèthes ont été repérés dans les cuvettes jaunes implantées dans les parcelles de colza. Ce ravageur risque de s’attaquer avant tout aux petits colzas, ayant souffert des larves d’altises et/ou du froid au mois de février. Pour les colzas sains et plus vigoureux, le risque est moindre. Le comptage doit être réalisé sur 10 plantes consécutives à deux endroits différents de la parcelle. Le seuil de risque diffère en fonction du stade de la culture et de sa vigueur. Il va de « un méligèthe par plante » pour un colza stressé et peu vigoureux étant au stade D1 (boutons accolés), à 9 méligèthes par plante pour un colza sain et vigoureux au stade E (boutons séparés). Dès que les colzas sont en fleurs, ces insectes ne doivent plus être considérés comme nuisibles mais comme des insectes utiles à la pollinisation.

Charançons du colza et du chou : différencier les adultes

L’un est nuisible pour le colza, l’autre non. Différencier les charançons de la tige du chou et du colza permet d’ajuster les traitements.

06/03/2018
La remontée des températures signe le retour des charançons de la tige dans les parcelles de colza. Attention à ne pas confondre ces ravageurs avec les charançons de la tige du chou, présents souvent au même moment dans les champs. Mais seul le charançon de la tige du colza est nuisible pour cette culture. Il provoque l’éclatement des tiges. Repérer les différences entre les deux insectes est plus aisé quand ceux-ci sont secs. Le plus gros, c’est celui du colza. De forme ovale, il présente une couleur gris cendré et le bout des pattes, noir. Celui du chou est recouvert d’une abondante pilosité rousse, puis grise. Autre caractéristique de ce charançon : il possède une tache blanchâtre entre le thorax et l’abdomen, bien visible sur le dos. L’extrémité de ses pattes est brun orangé.

Surveiller le retour des charançons de la tige.

Le retour du soleil et de la douceur devrait annoncer la reprise d’activité des charançons.

21/02/2018
L’annonce de journées ensoleillées et de la remontée du thermomètre dans les jours à venir devraient permettre aux charançons de la tige de redevenir actifs dans les parcelles de colza. Le risque potentiel pour la plante débute dès l'apparition des premiers entre-nœuds (stade C2) et se poursuit jusqu'à la fin de la montaison (stade E). À ces stades, les tiges sont encore tendres et facilitent dès lors la ponte des femelles. Lutter contre ce ravageur, c’est avant tout agir pour limiter au maximum le nombre d’adultes avant l’entrée en ponte des femelles. La seule présence de cet insecte dans les parcelles, quel qu’en soit le nombre, constitue une menace. Pour préserver les insectes auxiliaires et limiter le risque de sélection de ravageurs résistants, il convient de proscrire tout traitement hâtif ou systématique à des fins purement sécuritaires.

Charançon de la tige : vigilance dès le retour de la douceur.

Si le froid actuel freine l’activité des charançons, la reprise pourrait être rapide dès le retour de températures plus clémentes.

08/02/2018
La douceur de ce début d’hiver laisse présager une population active de charançons de la tige dans les parcelles de colza. Après la vague de froid qui devrait traverser tout le pays cette semaine, ces ravageurs devraient rapidement reprendre leur activité pour se nourrir et pondre. Les vols interviennent dès que la température de l’air dépasse 9°C et se généralisent autour de 12-13°C. Les parcelles abritées du vent sont à surveiller en priorité car ce sont en général celles qui subissent les premiers vols. Le risque repose non seulement sur la présence d’insectes prêts à pondre mais aussi sur la présence de cultures aux tiges tendres. Si le colza est encore au repos végétatif, ne pas hésiter à reporter l’intervention insecticide pour se rapprocher au plus près du stade « début d’élongation » des plantes.

La méthode Berlèse et une loupe, pour repérer les ravageurs du colza.

L’usage d’une loupe permet de repérer les ravageurs présents dans le colza et donc, de cibler au mieux les traitements.

07/11/2017
Une technique simple, dite « méthode Berlèse » permet d’identifier les larves présentes dans les colzas. Pour ce faire, prélever au champ une vingtaine de plantes. Nettoyer rapidement les racines à l’eau claire, couper les pivots et le plus gros des limbes puis installer le tout sur du petit grillage, déposé sur un entonnoir. Un mélange d’eau alcoolisée, d’eau salée ou savonneuse, sera placé sous l’entonnoir. Laisser le tout dans une pièce à 18°C. En une dizaine de jours, les plantes vont sécher et les larves, tomber dans les récipients. Il suffit alors de les observer à la loupe et de les compter pour voir si le seuil de risque est dépassé. Actuellement, les deux principales espèces présentes sont les grosses altises dont les larves possèdent trois paires de pattes et ont les deux extrémités colorées. Les larves de diptères ne possèdent quant à elles pas de pattes.

Charançon du colza : premiers traitements sur le Sud-Ouest.

Une lutte efficace contre les charançons du bourgeon terminal s’appuie sur une observation des cultures et la prise en compte des traitements précédents.

31/10/2017
Le vol de charançons du bourgeon terminal (CBT) a débuté sur colza. D’après les observations des bulletins de santé du végétal (BSV), le pic de vol date du 16 octobre sur la région Auvergne. Il convient d’envisager un traitement sauf si l’on observe une culture vigoureuse, plus de 1.5 kg de biomasse par m² déjà atteint, aucune carence ni stress hydrique ou phytotoxicité herbicide. L’intensité du vol est de moyenne à forte sur le Gers, le Tarn, le nord du Tarn-et-Garonne, le nord de la Haute-Garonne et le sud du Lot-et-Garonne. Terres Inovia préconise pour ces secteurs une intervention à partir du 3 au 5 novembre. Si un traitement sur l’adulte de la grosse altise a été réalisé précédemment, il doit être intégré au diagnostic, afin de réduire les risques de résistances aux pyréthrinoïdes.

Vigilance sur les larves d’altises.

En cette période douce, les pétioles de colza sont à surveiller avec le développement des larves d’altises.

24/10/2017
Même si la plupart des colzas ont dépassé le stade 4 feuilles, les parcelles les plus tardives restent sensibles aux attaques de grosses altises, encore très nombreuses. La vigilance se porte désormais sur le suivi des larves. La douceur des températures favorise leur développement. Si le pétiole présente des orifices ou des galeries, la dissection longitudinale est nécessaire. À partir de 70 % de plantes porteuses de larves, l’intervention est conseillée. L’observation peut aussi se faire en disposant les plantes sur un grillage au-dessus d'un récipient contenant un mélange d’eau et d’alcool. Le traitement est préconisé dès deux ou trois larves par plante. Les insecticides ne sont efficaces que sur des jeunes larves, au moment où elles se déplacent de pétiole à pétiole.

Charançon et colza : le pic d’activité, pour très bientôt.

La lutte contre les charançons doit tenir compte de l’aptitude des femelles à pondre. Le moment propice se rapproche.

19/10/2017
La présence de charançons du bourgeon terminal se confirme dans bon nombre de parcelles de colza. La remontée des températures devrait accélérer l’arrivée du pic d’activité. Les relevés, mentionnés dans les bulletins de santé du végétal (BSV) au niveau régional, n’indiquaient pour l’heure que peu de femelles aptes à pondre. Si une intervention se justifie, le choix du produit est à adapter à la pression et aux spécialités potentiellement déjà utilisées pour cibler les altises. Si les larves restent les plus destructrices, c’est bien l’arrivée des adultes qui signale le début de la période de risque.
Consultez notre comparateur météo avant intervention.

Les tenthrèdes de la rave, bien présentes.

Les dégâts de tenthrèdes peuvent être confondus avec ceux des altises. Piégez les adultes ou repérez les larves.

11/10/2017
Des larves de tenthrèdes de la rave commencent à être observées dans les cuvettes jaunes, installées dans les parcelles de colza. Les dégâts sur feuilles, principalement des morsures, peuvent être confondus avec ceux des altises ou des limaces. La présence d’altises adultes, dans les pièges, confirme la présence de ces ravageurs. Mais attention, les adultes ne sont pas nuisibles. C’est la larve, fausse chenille grise-verdâtre à noire d’environ 2 cm, qui occasionne des dégâts. Elle consomme rapidement le limbe des feuilles, ne laissant que les nervures. La période de risque s’étend de la levée au stade 6 feuilles. Le seuil de risque est de « 25 % de la surface foliaire détruite », en conditions favorables au ravageur.

Important vol de grosses altises.

Après les petites altises, c’est au tour des grosses altises d’être repérées dans les colzas.

06/10/2017
La remontée des températures en fin de semaine dernière a été favorable au déclenchement du vol des grosses altises et ce, dans la plupart des régions qui hébergent le colza. Cette crucifère est sensible à ce gros coléoptère noir et brillant, de 3 à 5 mm, de la levée au stade 3 feuilles inclus. Les dégâts sont facilement repérables. Une fois que les ravageurs ont grignoté la feuille, celle-ci est comme perforée. Le seuil de risque est fixé à « huit pieds sur dix porteurs de morsures » et « 25 % de la surface foliaire détruite ».

Altises sur colza : raisonner les traitements pour limiter les résistances.

La gestion de la lutte contre les altises doit, sur colza, tenir compte des résistances de certaines familles d’insecticides.

27/09/2017
Dans un contexte de risque de résistance des altises d’hiver aux pyréthrinoïdes sur colza, la sagesse s’impose en matière de traitement. La lutte insecticide ne doit s’envisager que si la survie de la culture est menacée. Le seuil de nuisibilité est estimé à 8 pieds sur 10 présentant des morsures. Plus que le seuil, c’est la vitesse d’accumulation des dégâts et la vitesse de croissance de la culture qui sont à prendre en compte. Une plante vigoureuse résistera mieux. Le colza est sensible à ce ravageur du stade cotylédons au stade 3 feuilles. À noter que l’altise d’hiver est active la nuit. C’est pourquoi l’application en soirée est à privilégier avec un volume de bouillie d’au moins 150 à 200 l/ha.

Levées précoces, surveiller les ravageurs.

Les colzas sont sensibles aux attaques des altises, surtout dans les stades jeunes. L’observation est de mise.

05/09/2017
Les semis 2017 de colza sont désormais bien avancés. Certaines parcelles approchent même déjà le stade 3 feuilles. Entre le stade cotylédons et le stade 3 feuilles inclus, le plus important c'est d'observer régulièrement les morsures sur les jeunes plantes, notamment des petites et grosses altises. Si les morsures représentent moins d'un quart de la surface foliaire, la culture n'est pas en danger. Dans ce cas, il est conseillé de poursuivre quand même la surveillance jusqu'au stade 4 feuilles en étant attentif au dynamisme de la culture. L’intervention avec un insecticide se justifie si plus de 80 % des plantes sont touchées par des morsures sur plus de 25 % de leur surface. En complément de ces observations, la mise en place dès le semis d'une cuvette enterrée permet de repérer la présence et l'activité des grosses altises adultes. Ces dernières ont une activité nocturne soutenue. Elles peuvent alors tomber dans le piège au hasard de leur déplacement.