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La croissance des colzas, ralentie par le froid

Colza
19.01.2021

Une pesée des colzas dès la reprise de végétation permet d’ajuster le premier apport d’azote.

Dans bon nombre de régions, l’arrivée du froid a marqué l’arrêt de croissance des colzas, une situation assez rare ces dernières années. Le retour de températures plus douces permettra d’évaluer la croissance des cultures par la pesée de matière verte. Cette étape, avant le premier apport d’azote, est essentielle pour estimer la quantité d’azote totale à apporter à chaque parcelle. En effet, lors de la reprise de végétation, l’azote consommé par le colza, de la levée jusqu’au repos hivernal, est stocké en majorité dans les feuilles et les racines. Cet azote sera remobilisé par la plante, en particulier vers la tige principale et les ramifications, les fleurs puis les siliques et les graines. C’est autant d’azote qu’il ne sera donc pas utile d’apporter.

12/01/2021
Des indicateurs pour estimer la santé de vos colzas
Un colza en bonne santé, bien implanté, sera plus apte à supporter les futurs stress.Les producteurs de colza le savent. L’enjeu avec cette culture est de parvenir, avant l’hiver, à des plantes robustes.
Les producteurs de colza le savent. L’enjeu avec cette culture est de parvenir, avant l’hiver, à des plantes robustes. Un statut évalué au travers du nombre de pieds au mètre carré, du développement du système racinaire, de la croissance durant l’automne, de la densité de la végétation et de la reprise de croissance en sortie d’hiver. Autant de critères qui permettront aux colzas de supporter les stress à venir tant sur le plan climatique que sur celui des bio-agresseurs, et notamment des insectes. Selon une première estimation réalisée par Terres Inovia en Normandie et dans l’Ouest de l’Ile-de-France, plus de la moitié des parcelles a déjà atteint ou dépassé une biomasse de 1,2 kg/m2 : un atout indéniable pour atténuer l’impact des attaques des larves d’altises qui ont eu lieu cette campagne précocement, dès le 20 septembre. Toutefois, il est difficile, à ce stade, de prédire l’impact définitif des dégâts : le climat de janvier à mars sera décisif sur la croissance de la culture et donc, sur sa capacité à compenser d’éventuelles nouvelles attaques.

13/10/2020
Le colza rattrape son retard
Le retour d’un climat plus clément est propice au développement des colzas.
Le climat actuel est propice aux colzas, notamment pour les parcelles les plus en retard. Le développement des cultures progresse mais l’hétérogénéité de stades demeure au sein d’une même zone. Ces différences sont directement liées aux dates de semis qui se sont étalées de début août à début septembre. Dans les Hauts-de-France par exemple, au 6 octobre, une parcelle sur dix ne dépassait pas le stade 3 feuilles, tandis que près de quatre sur dix atteignaient déjà le stade 7 feuilles. Dans cette région, quelques parcelles ne sont toujours pas levées du fait du déficit hydrique rencontré depuis les semis. Dans les Pays-de-la-Loire aussi l’hétérogénéité domine : les stades des colzas vont de « une feuille vraie » à « 9 feuilles et plus ». Dans le Centre, les plantes sont plus en retard. Les stades sont compris entre « semis » et « 3 feuilles ». Les parcelles non levées sont principalement situées dans l’Indre et l’Eure-et-Loir, là où la pluviométrie a été la plus faible. Dans la région du grand Est, les colzas sont plus développés et atteignent, pour la majorité d’entre eux, les stades 5 à 10 feuilles.
Certains colzas devront même être régulés afin d’éviter toute élongation précoce hivernale et conserver tout le potentiel de rendement de la culture.