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Sur colza, une floraison parfois perturbée

Colza
18.05.2021
Sur colza, une floraison parfois perturbée

Difficulté d’implantation, attaque de ravageurs, gel, sécheresse... autant de facteurs qui expliquent les avortements de fleurs sur colza.

Si la floraison des colzas se passe dans l’ensemble plutôt bien, quelques avortements de fleurs sont signalés localement avec des explications multifactorielles, à commencer par un défaut d’enracinement. La présence de racines « coudées » perturbe l’assimilation de l’eau, des éléments minéraux et des engrais, et limite les capacités de compensation des plantes. La présence échelonnée de ravageurs à l’automne, altises et/ou charançons, a compliqué le positionnement des insecticides et pénalisé la croissance globale de la plante. L’aspect variétal semble, cette année, avoir eu un impact sur la qualité de floraison. Bien entendu, les périodes de gel puis de sécheresse ont également modifié le fonctionnement global des plantes : perte de biomasse, diminution de l’activité photosynthétique... avec à la clé, des destructions de boutons. Les températures basses survenues à des stades précoces (boutons floraux) ont pénalisé la méiose, conduisant à des avortements de fleurs sur les inflorescences principales et secondaires.

13/04/2021
Sur colza, les insectes davantage redoutés que le gel
Les attaques d’insectes et désormais le gel : le colza n’est pas épargné.
Le gel des 7 et 8 avril n’a pas épargné les zones de production de colza. En théorie, les fleurs avortent dès 0°C. Les plus exposées, sur les parties hautes des hampes, sont également les plus sensibles. Les boutons tolèrent quant à eux des températures plus basses, jusqu’à -5 à -6°C. Les premières observations signalent des courbures de hampes principales, sur le haut des plantes, et des avortement de fleurs, également sur le haut des couverts. Des nécroses sur les hampes pourraient également se révéler dans les jours à venir. Les différents aspects entre parcelles révèlent également l’impact de la pression des larves d’altises, de charançons du bourgeon terminal, de charançons de la tige et surtout, de méligèthes. L’état sanitaire, nutritionnel et hydrique des plantes conditionnera la capacité du colza à compenser ces pertes.

18/02/2021
Gel et colza, patience pour quantifier l’impact
Suite à l’épisode de gel, des pertes de feuilles et un retard de la reprise de végétation, des colzas ne sont pas à exclure.
Le redoux annoncé dans les jours à venir permettra de faire un premier état des lieux après l’épisode de fort gel de la semaine passée. Des pertes de feuilles, probablement accentuées par la présence de larves, et un retard de la reprise de végétation pour les colzas les plus tardifs sont à prévoir. Un impact qui peut être accentué dans les sols très humides, voire gorgés d’eau où des phénomènes d’asphyxie racinaire semblaient parfois déjà enclenchés. Mais le colza possède de fortes capacités de compensation. La qualité d’enracinement des plantes pourra faire la différence tout comme les conditions climatiques à venir.

19/01/2021
La croissance des colzas ralentie par le froid
Une pesée des colzas dès la reprise de végétation permet d’ajuster le premier apport d’azote.
Dans bon nombre de régions, l’arrivée du froid a marqué l’arrêt de croissance des colzas, une situation assez rare ces dernières années. Le retour de températures plus douces permettra d’évaluer la croissance des cultures par la pesée de matière verte. Cette étape, avant le premier apport d’azote, est essentielle pour estimer la quantité d’azote totale à apporter à chaque parcelle. En effet, lors de la reprise de végétation, l’azote consommé par le colza, de la levée jusqu’au repos hivernal, est stocké en majorité dans les feuilles et les racines. Cet azote sera remobilisé par la plante, en particulier vers la tige principale et les ramifications, les fleurs puis les siliques et les graines. C’est autant d’azote qu’il ne sera donc pas utile d’apporter.