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Gel et colza, patience pour quantifier l’impact

Colza
18.02.2021
Parcelle de colza au mois de février

Suite à l’épisode de gel, des pertes de feuilles et un retard de la reprise de végétation, des colzas ne sont pas à exclure.

Le redoux annoncé dans les jours à venir permettra de faire un premier état des lieux après l’épisode de fort gel de la semaine passée. Des pertes de feuilles, probablement accentuées par la présence de larves, et un retard de la reprise de végétation pour les colzas les plus tardifs sont à prévoir. Un impact qui peut être accentué dans les sols très humides, voire gorgés d’eau où des phénomènes d’asphyxie racinaire semblaient parfois déjà enclenchés. Mais le colza possède de fortes capacités de compensation. La qualité d’enracinement des plantes pourra faire la différence tout comme les conditions climatiques à venir.

19/01/2021
La croissance des colzas ralentie par le froid
Une pesée des colzas dès la reprise de végétation permet d’ajuster le premier apport d’azote.
Dans bon nombre de régions, l’arrivée du froid a marqué l’arrêt de croissance des colzas, une situation assez rare ces dernières années. Le retour de températures plus douces permettra d’évaluer la croissance des cultures par la pesée de matière verte. Cette étape, avant le premier apport d’azote, est essentielle pour estimer la quantité d’azote totale à apporter à chaque parcelle. En effet, lors de la reprise de végétation, l’azote consommé par le colza, de la levée jusqu’au repos hivernal, est stocké en majorité dans les feuilles et les racines. Cet azote sera remobilisé par la plante, en particulier vers la tige principale et les ramifications, les fleurs puis les siliques et les graines. C’est autant d’azote qu’il ne sera donc pas utile d’apporter.