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La pression des larves d’altises, toujours en progression

Colza
17.11.2020

Les larves d’altises restent très actives dans les parcelles de colza.

Le risque lié aux larves d’altises dépend de deux facteurs : la pression en insectes et la dynamique de croissance du colza. Ces derniers jours, la situation climatique reste très favorable à la progression de ces ravageurs. Les larves sont régulièrement observées dans les parcelles. Dans les Hauts-de-France par exemple, une plante sur deux serait touchée. Si la pression insecte est inférieure à 2-3 larves par plante, la surveillance doit se poursuivre en réalisant une Berlèse, pour quantifier le nombre d’individus présents par plante. Si les colzas sont poussants, bien implantés et affichent une biomasse conséquente (plus de 45 g par plante fin novembre), le seuil indicatif de risque doit passer à 5 larves par plante. Les colzas chétifs qui ont connu un début de développement compliqué restent les plus sensibles.

20/10/2020
Poursuivre la surveillance des altises sur colza
Le comptage des altises, par la méthode Berlèse, permet de quantifier le risque sur colza.
La surveillance des larves de grosses altises doit se poursuivre dans les parcelles de colza. La nuisibilité de ces ravageurs étant directement liée à la dynamique de croissance des plantes, les dégâts d’altises sont de 2 ordres :

  • Dégâts directs par les morsures provoquées par les adultes sur les jeunes cotylédons,
  • Dégâts indirects par la ponte d’œufs au cœur de la plante et dont les larves viendront perturber notablement la croissance active de la plante au printemps. 

Pour évaluer le risque agronomique, n’hésitez pas à réaliser des pesées de biomasses mi-octobre. La couleur, la taille du pivot et le contexte climatique restent également de bons indicateurs pour estimer la dynamique de croissance des cultures. La méthode Berlèse permet quant à elle de quantifier la pression de l’insecte. Le principe : extraire passivement les larves et éviter ainsi de disséquer les pétioles des colzas. Comment ? En laissant les plantes, une trentaine, sécher sur un grillage placé au-dessus d’une cuvette d’eau avec quelques gouttes de produit vaisselle. Au fur et à mesure de leur sortie des colzas, les larves tombent dans le liquide. Attendre au moins 15 jours et compter.

22/09/2020
Colza et altises, tout est question de vitesse
Les colzas chétifs sont les plus sensibles aux attaques d’altises.
Qui prendra le pas sur l’autre ? Avec l’altise, tout est question de vitesse dans les parcelles de colza. L’enjeu est simple : les colzas doivent pousser assez vite pour dépasser la période de risque, estimée au stade 3 feuilles. Mais plus que ce stade, c’est la vitesse d’accumulation des dégâts et la dynamique de croissance des plantes qui doivent être prises en compte, quasiment au jour le jour, pour bien appréhender le risque. Le piégeage dans les cuvettes jaunes montre une présence toujours très active des altises, petites (altises d’hiver) et grosses (altises des crucifères). Des morsures sont également repérées. Pour rappel, le seuil est fixé à « 80 % de pieds avec morsures » et « 25 % de surface foliaire détruite ». 

08/09/2020
Les altises, déjà présentes sur colza
La météo actuelle est propice aux altises. Installer des cuvettes jaunes permet de suivre l’évolution des populations.
Décidément, rien n’épargne les colzas. Alors que la levée de ces cultures reste compliquée dans la plupart des régions, faute de pluie, les petites altises et les altises des crucifères sont déjà repérées. La pose de cuvettes jaunes constitue un très bon indicateur pour suivre l’évolution des populations de ravageurs. Les conditions climatiques actuelles, douces, ensoleillées et sèches, leur sont favorables. Les petites altises peuvent être observées dès la levée de la culture et dans les premières semaines de croissance. Il est conseillé de ne pas détruire les repousses de colza pendant la levée des « vrais » colzas pour limiter le déplacement des insectes d’une parcelle à l’autre, aux stades le plus sensible des jeunes colzas : ce dernier s’étale de la levée au stade 3 feuilles. Le seuil indicatif de risque se situe à 8 pieds sur 10 porteurs de morsures et 25 % de la surface foliaire consommée. En revanche, aucune grosse altise n’a pour l’heure été repérée sur colza mais la remontée des températures pourrait déclencher le vol.

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