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Altises et colza, 2022 une année à risque ?

Colza
25.01.2022
Les grosses altises se multiplient dans les parcelles de colza : leurs dégâts également.

Une étude de Terres Inovia sur l’Ile-de-France et la Normandie montre qu’à ce jour, le colza est en bonne position pour supporter les pressions d’altises.

L’institut technique Terres Inovia a réalisé des analyses à l’entrée de l’hiver pour caractériser la pression exercée par les larves d’altises en Normandie et en Ile-de-France. Dans les 105 parcelles observées à l’échelle régionale, chaque plante possédait en moyenne 2 larves, contre 4,2 en 2020 et 2,4 en 2019. Une pression sanitaire modérée où seulement 3 % des parcelles d’Ile-de-France ont dépassé le seuil de 5 larves par plante, contre 11 % en Basse-Normandie et 13 % en Haute-Normandie. En parallèle, avant l’hiver, plus de 50 % des parcelles avaient atteint ou dépassé une biomasse de 1,3 kg/m2 : un atout indéniable pour affronter l’impact des dégâts occasionnés par les larves. Si le climat jusqu’en mars reste déterminant, le contexte de départ semble favorable au colza. L’observation de l’état sanitaire des parcelles doit se poursuivre pour estimer la capacité de la culture à faire face aux éventuels aléas climatiques à venir : excès ou manque d’eau, gels tardifs, pression sanitaire...

Pour en savoir plus :
Toutes les étapes pour bien identifier la grosse altise
Grosse altise : ne vous laissez pas surprendre
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02/12/2021
Colza, poursuivre l’observation des ravageurs jusque mi-décembre
La surveillance des grosses altises du colza doit se poursuivre encore quelques semaines.
Un suivi régulier des parcelles de colza permet de repérer la présence éventuelle de larves de grosses altises et d’en estimer son intensité. Cette observation, corrélée à la vigueur du colza, dictera la marche à suivre en matière de traitement insecticide. Celui-ci ne doit bien évidemment pas être systématique. Le suivi de l’évolution des éclosions doit se poursuivre, jusque mi-décembre. Le nombre d’insectes présents est à mettre en parallèle avec la biomasse et la vigueur du colza. Une plante plus dense (densité supérieure à 1,5 kg/m2) et vigoureuse supportera mieux la présence de quelques ravageurs. En moyenne, on considère qu’un colza « robuste » peut supporter jusqu’à cinq larves. En revanche, pour un colza moins développé, un traitement peut être déclenché dès que l’on comptabilise plus de trois larves par pied. Dernier critère à prendre en compte : le climat. Pour intervenir, préférer un redoux pour viser les insectes, plus mobiles par des températures clémentes.

16/11/2021
Altises sur colza, testez la méthode Berlèse
La méthode Berlèse permet de repérer la présence de larves d’altises dans les colzas.
Pour repérer la présence éventuelle de larves de grosses altises dans les pieds de colza, la méthode Berlèse reste la plus efficace. Pour ce faire, prélever vingt plantes à différents endroits de la parcelle, puis les couper au niveau du collet tout en éliminant l’extrémité des feuilles. Laver les plantes et les disposer sur un grillage au-dessus d’un récipient contenant un mélange d’eau et d’alcool modifié. La pièce doit être chauffée (à 20°C environ) et aérée pour favoriser le dessèchement des plantes. Au bout de quelques jours, toutes les larves présentes dans les pieds se retrouveront dans la solution. Cette technique reste un très bon indicateur pour orienter ou renforcer la surveillance de telle ou telle parcelle. Une absence de larves à ce stade ne doit pas dispenser l’agriculteur de visiter régulièrement ses colzas à la recherche d’éventuels dégâts, au moins jusqu’en sortie d’hiver.

26/10/2021
Colza, Terres Inovia propose deux OAD contre les ravageurs
Accessibles gratuitement, ces outils aident à maîtriser le charançon du bourgeon terminal et les larves d’altise d’hiver.
Terres Inovia a développé deux outils d’aide à la décision pour évaluer le risque lié à la présence du charançon du bourgeon terminal et des larves d’altise d’hiver dans une parcelle de colza. La nouveauté réside dans la prise en compte de la robustesse de la culture et de la localisation géographique de l’exploitation. Les informations à renseigner sont : si le colza est dans un contexte favorable de croissance, la qualité de l’enracinement, la présence d’un rougissement (déficience en azote), le peuplement et la biomasse fraîche. Le département et le nombre de larves par plante ou d’insectes piégés viennent compléter ces données d’entrée. L’ensemble de ces éléments permet à l’outil d’estimer un niveau de risque, associé à une recommandation d’intervention ou non. Selon le contexte de résistance du département, l’OAD indique le type d’insecticide à privilégier.
Ces outils sont disponibles gratuitement sur le site Terres Inovia :
Estimation du risque lie aux charancons du bourgeon terminal
Estimation du risque lie aux larves de grosse altise

05/10/2021
Sur colza, la pression « grosse altise » grandit
Les grosses altises se multiplient dans les parcelles de colza : leurs dégâts également.
Les piégeages installés dans les parcelles de colza révèlent une montée en puissance de la pression des grosses altises adultes. Certains petits colzas, moins de 3 feuilles, présentent même déjà quelques morsures, parfois intenses. Ceux en cours de levée sont également la cible de ces ravageurs. Les perforations sur les feuilles peuvent provoquer ou accentuer le retard de développement de la culture, voire la disparition des plantules. Le seuil indicatif de risque est fixé à « 8 pieds sur 10 présentant des morsures avec 25 % de la surface végétative détruite ». Plus que le seuil, ce sont la vitesse d’accumulation des dégâts et la vitesse de croissance de la culture qui sont à prendre en considération, quasiment au jour le jour pour mesurer au mieux le rapport de force entre ravageurs et colza. Un suivi quotidien permet ainsi de bien discerner les morsures anciennes des récentes.ée.

16/09/2021
Surveiller les altises dès la levée des colzas
Altises et morsures sont déjà détectées dans les parcelles de colza.
Plusieurs régions révèlent des piégeages de petites altises dans les cuvettes jaunes disposées dans les parcelles de colza. Des morsures ont même été repérées sur les cultures déjà levées. Les conditions climatiques actuelles sont favorables à ce ravageur. La surveillance doit avoir lieu dès les premières levées et jusqu’au stade 3 feuilles. Les stades des colzas sont actuellement très hétérogènes. Les cultures semées précocement qui ont pu profiter de pluies dépassent déjà le stade 4 feuilles. D’autres parcelles attendent toujours d’être semées. Le risque altise est accru dans les parcelles bordant ou environnant d’anciens champs de colzas. Le seuil indicatif de risque est fixé à huit pieds sur dix porteurs de morsures et 25 % de la surface foliaire consommée.