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Bilan de santé des colzas

Colza
27.03.2018
Parcelle de colza en février 2018

Maintenir ou retourner les colzas ? La question peut se poser.

27/03/2018
La reprise de végétation est chaotique dans certaines parcelles de colza. Quand envisager un retournement de la culture ?
Succession de périodes de gel et de dégel, fortes pluies, attaques de grosses altises, apports d’azote mal valorisés… La pousse des colzas est parfois perturbée. Les cultures qui végètent et/ou poussent en port buissonnant témoignent d’une forte infestation de ravageurs. La question d’un retournement peut se poser pour des colzas chétifs ou clairsemés. Premier facteur à prendre en compte : la qualité de l’enracinement. Si le pivot est déjà bien développé, la plante aura la capacité d’aller puiser les éléments nutritifs. Une forte infestation de ravageurs dans la jeune tige des colzas peut conduire à une baisse du potentiel. En moyenne, un peuplement régulier de 5 à 10 pieds/m² est requis pour des colzas en bon état végétatif et indemne de ravageurs. Attention, selon les spécialités herbicides déjà appliquées, toutes les cultures de remplacement ne pourront pas être implantées. Globalement, il semblerait que les colzas associés à des légumineuses soient moins impactés par les conditions difficiles de cet hiver.

État des lieux après le gel.

14/03/2018
L’aspect visuel n’est pas le seul critère à prendre en compte pour juger de la viabilité du colza après le gel.
Port retombant, feuilles desséchées plaquées au sol… les symptômes visuels du passage de températures négatives dans les parcelles de colza peuvent se manifester de différentes façons. La résistance des colzas au froid dépend avant tout du stade de la culture. Un colza bien implanté et ne présentant pas d’accident de type élongation, peut résister à des températures de l’ordre de -15°C. Le seuil létal se situant autour de -18°C. Mais certains facteurs peuvent aggraver l’impact du froid : le stade (les cultures ayant déjà débuté l’élongation de la tige sont les plus sensibles), la présence de ravageurs (larves de grosse altise ou charançon du bourgeon terminal), l’humidité du sol. Le retournement d’un colza doit être bien réfléchi. Un peuplement régulier de 5 à 10 pieds/m² minimum est requis pour des colzas en bon état. Si les colzas sont très petits, on visera plutôt un peuplement viable supérieur de 15 à 20 pieds/m².

Le climat des dernières semaines a dicté l’état des parcelles de colza.

15/02/2018
Les observations ont repris dans bon nombre de régions et avec elles, les bilans de santé des colzas. Dans les Pays de la Loire, les parcelles sont saines : certaines feuilles sont violacées par le gel. Dans l’Est de la France, il est encore trop tôt pour dresser un bilan de l’état sanitaire des parcelles inondées. Mais des retournements ne sont pas à exclure. Partout, le retour de températures plus froides n’est pas favorable à la reprise d’activité des insectes. Toutefois, ne pas hésiter à installer, dès le retour de conditions plus douces, les cuvettes jaunes dans les parcelles sous peine de manquer le début de vol du charançon de la tige. Pour attirer les ravageurs, elles doivent être remplies d’eau et de quelques gouttes de liquide vaisselle. Aux alentours, éviter le piétinement qui modifie le contexte de végétation. Enfin, il convient de les nettoyer régulièrement afin qu’elles restent attractives. Pour faciliter la reconnaissance des insectes, les laisser sécher sur un papier.

> En savoir plus sur le suivi des ravageurs du colza