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Colza : poser un diagnostic sur les parcelles gelées

Colza
07.04.2020
Parcelle de colza gelée dans la Marne

Le gel a pu occasionner des dégâts sur colza. Premier conseil : réaliser un diagnostic précis.

La semaine passée, les températures négatives ont sévi dans l’Est, en Bourgogne Franche-Comté, dans les Hauts de France et même en région Centre. En colza, le premier objectif est de ne pas prendre de décision hâtive mais de se donner une dizaine de jours afin d’établir un diagnostic de chaque parcelle. Première étape : vérifier la viabilité du peuplement, soit 15 à 20 pieds/m2 en sol superficiel et 10 à 15 pieds/m2 en sol profond. La présence de maladies ou d’attaques d’insectes peut être un facteur aggravant. La qualité d’enracinement constitue un autre facteur important : meilleur sera l’enracinement, plus grande sera la capacité de la plante à repartir en alimentant ses bourgeons axillaires. En général, une parcelle propre et saine aura plus de facilité à redémarrer.

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18/03/2020
La floraison des colzas est en avance

Les colzas commencent à fleurir. L’avance peut aller jusqu’à 15 jours. En Poitou-Charentes, les parcelles de colza affichent jusqu’à deux semaines d’avance. Certaines plantes sont déjà en fleurs (stade F1) : une étape clé à repérer car elle permet d’estimer à l’avance une date approximative du stade G1 (chute des premiers pétales), déclencheur du traitement fongicide contre le sclérotinia. La somme de températures, pour passer d’un stade à l’autre, est de 100°C. Mais cette année, le fait marquant est la forte hétérogénéité de la végétation au sein d’une même parcelle : jusqu’à 15 jours de décalage entre les plantes les plus précoces et les plus tardives. Pour déclencher un éventuel traitement, il convient de se repérer au « stade 50 », quand 50 % des plantes ont atteint ce stade.

 

06/03/2020
Colza : la végétation est en avance

L’avance des colzas nécessite d’ajuster la gestion des ravageurs et les dates d’application des apports d’engrais. La douceur hivernale et les rares périodes de gel ces dernières semaines n’ont offert aucune pause dans le développement des colzas. La végétation est en avance : certaines parcelles ont déjà atteint le stade D2 (bouton terminal dégagé). Ce calendrier précoce doit amener à repositionner les apports d’azote et de soufre, d’autant que le développement des cultures est rapide. Le meilleur repère ? Le stade des plantes et non la date habituelle d’application. La gestion des ravageurs est également plus complexe cette année, les vols étant étalés. Plus que jamais, leur piégeage dans les cuvettes jaunes reste un très bon moyen de suivre leur arrivée dans la parcelle. Les charançons de la tige du colza et de la tige du chou ont déjà été repérés. Les observateurs signalent également quelques cas d’orobanches rameuses, notamment pour les variétés les plus sensibles. L’émergence pourrait être rapide dans les situations les plus précoces et historiquement infestées.