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Protéger le colza des ravageurs durant l’implantation

Colza
12.09.2017
Zoom sur une grosse altise ou altise d'hiver

La qualité d’implantation du colza, à l’automne, dépend de plusieurs paramètres, dont la protection insecticide.

Implantation du colza, première étape-clé

La période d’implantation est cruciale pour la rentabilité d’une parcelle de colza. C’est durant cette phase que se joue le nombre de pieds, et la qualité de leur développement. Plusieurs paramètres sont à suivre de près : le semis, la gestion des mauvaises herbes et des limaces, et les dégâts des insectes d’automne. Ces ravageurs détériorent les feuilles et les cotylédons. Conséquences : dans certains cas, des pieds en moins ou une croissance ralentie limitant le développement du colza, voire une vulnérabilité au gel accrue.

Petite altise, la première menace

Chronologiquement, les petites altises sont les premières à cibler le colza. Elles menacent les parcelles jusqu’au stade deux feuilles, sur l’ensemble des bassins de production français. Karaté Zéon permettra de gérer cette espèce, si le seuil d’intervention est atteint : des morsures sur huit pieds sur dix. En dessous, on estime que le colza est en mesure de faire face seul.

Grosse altise : gare aux résistances

Nuisibles sur deux périodes de l’année, la grosse altise est plus problématique. L’adulte est nuisible jusqu’au stade trois feuilles. Puis les larves pondues par ces adultes sont susceptibles de générer des dégâts tout au long de l’hiver. Les seuils d’intervention sont respectivement le constat de morsures sur huit pieds sur dix pour l’adulte et sept pieds sur dix pour la larve. Karaté Zéon présente la meilleure rentabilité du marché, de par son action de choc et sa persistance d’action, ainsi que sa polyvalence. Sa formulation est également un atout pour la sécurité de l’applicateur.

Pour préserver la performance de Karaté Zéon, une seule application annuelle est recommandée, en alternance avec un produit organophosphoré. Sous peine de favoriser les phénomènes de résistance, comme c’est le cas dans l’Yonne, où les organophosphorés sont à privilégier.

Les essais confirment l’utilité des applications d’automne

Deux expérimentations menées à l’automne 2016 permettent de chiffrer les atouts des traitements insecticides à l’automne. Dans le sud de la France, ils ont permis de préserver 6 q/ha par rapport aux parcelles non-traitées. Dans le Centre, ce chiffre atteint les 10 q/ha.