Vous êtes ici

Share page with AddThis

Champagne : rouilles, septoriose et oïdium dans le viseur

Céréales
10.05.2017
Rouille jaune

Il faut protéger les blés des risques rouilles et septoriose. A surveiller également les remontées d’oïdium.

Oïdium et rouille jaune en début de campagne

Le début du printemps a été particulièrement sec dans la région avec sur la fin avril des gelées jusqu’à – 8°C sous abri. « Avec ces conditions climatiques, on a pu observer des taches physiologiques, mais surtout une très forte présence d’oïdium, y compris sur des variétés moyennement sensibles, qui a conduit les céréaliers à une 1ère intervention spécifique contre cette maladie. Par ailleurs, on a pu observer un certain nombre de foyers de rouille jaune plutôt bien maîtrisés avec les premiers traitements à base de triazoles » observe Luc Flamant, responsable technique régional du Centre-Est chez Syngenta.

Réaliser une protection du feuillage dès le stade Dernière Feuille Etalée (DFE)

« Si le printemps a été sec, en revanche, les pluies de fin avril, début mai, ont donné un coup de fouet à la végétation et réveillé le potentiel des maladies, en particulier la septoriose et la rouille brune déjà signalées sur variétés sensibles. Ces 2 maladies peuvent être très préjudiciables dans la région » observe Luc Flamant. « Il faut également surveiller les remontées d’oïdium sur certaines parcelles » ajoute-t-il.

En conséquence, pour préserver le potentiel des blés, la recommandation de Syngenta est d’intervenir dès le stade DFE avec les nouvelles solutions SDHI à base de *Solatenol™, Elatus Plus avec partenaire triazole ou Elatus Era. Ces solutions permettront une protection efficace de la dernière feuille sur une longue période (jusqu’à 6 semaines) contre les risques majeurs que sont la septoriose et les rouilles.

Les doses pivots à utiliser se situent à 0,6 l/ha avec Elatus Plus accompagné de son partenaire triazole et 0,75 l/ha pour Elatus Era, ces doses pouvant être modulées à la hausse en cas de traitement unique et variétés sensibles (note septoriose <5). En cas de présence d’oïdium, Syngenta conseille d’appliquer la spécialité Elatus Era à la dose de 0,67 l/ha associée à la spécialité Meltop à 0,5 l/ha.  

« Pour les parcelles plus tardives sans T1 ou avec un T1 qui date de plus de 3 semaines et qui n’ont pas atteint le stade DFE, il est encore possible de réaliser rapidement un traitement fongicide, avec une solution triazole + chlorothalonil afin de pouvoir attendre le stade DFE. La Champagne n’échappe pas à la dérive de sensibilité de certains fongicides, il est donc essentiel de positionner le traitement SDHI selon les recommandations des firmes et des officiels, à savoir tôt dans le cycle des maladies et en évitant de compter sur la curativité de ces solutions et en veillant à respecter l’alternance des triazoles utilisées dans le programme » souligne Luc Flamant. « Le respect des doses est essentiel afin de profiter pleinement de la persistance d’action du Solatenol, car une apparition tardive de maladie ne signifie pas une faible nuisibilité » ajoute-t-il.

Protéger les orges de printemps au stade DFE
Il faut protéger les orges de printemps des risques helminthosporiose et rouille naine 
« Le début de campagne froid et sec a ralenti le développement de l’orge de printemps plus habituée à une pousse rapide. Dans ces conditions, l’évolution des stades s’est réalisée lentement avec une présence modérée d’oïdium et de rhynchosporiose selon les sensibilités variétales » observe Luc Flamant.
Les premières interventions terminées, il faut envisager une protection de la dernière feuille environ 15 à 21 jours maximum après le T1. L’utilisation des produits à base de Solatenol va protéger efficacement les orges contre l’helminthosporiose et la rouille naine, principales maladies à risques de cette période.

 *Solatenol™ est le nom de marque de la matière active benzovindiflupyr contenue dans Elatus Plus et Elatus Era.