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Blé : oïdium repéré, autres maladies à surveiller ou traiter

Céréales
26.03.2020
Oïdium sur blés

L’évolution de l’oïdium, cantonné pour l’instant aux tiges des céréales doit être suivi de près.

Des taches d’oïdium ont été détectées dans plusieurs parcelles de blé de l’ouest de la France.  La maladie peut également être présente sur les orges d’hiver. Sur ces cultures, la période de risque débute au stade épi 1 cm. Pour les variétés sensibles, le seuil indicatif de risque se situe à « plus de 20 % de F3, F2 ou F1 déployées atteintes sur au moins 5 % de la surface foliaire ». Pour les variétés tolérantes, ce seuil passe à 50 %. Pour l’heure, quelle que soit la variété en terre, le risque reste faible car les symptômes sont repérés uniquement sur les tiges. Mais l’évolution pourrait être rapide si les conditions climatiques restaient favorables.

Mais selon les parcelles, le risque piétin-verse ou rouille jaune sont aussi très élevés, et les premiers déclenchements septoriose à 10 jours sont annoncés. La plus grande vigilance en cette saison est donc de rigueur.

ATTENTION : La tendance est d’associer les fongicides céréales avec un régulateur voire un herbicide. Ces associations, dans le contexte climatique annoncé (différence de températures jour/nuit supérieures ou égales à 15°c) vont très probablement engendrer des marquages plus ou moins marqués selon les variétés. Il vaut mieux éviter ces mélanges à 3, 4 produits.

 

28.01.2020
En blé, le raisonnement de l’application au T1 se généralise

La moindre sensibilité des variétés à la septoriose et à la rouille jaune permet de mieux raisonner son T1. Le très bon niveau de tolérance des variétés de blé aux maladies permet, de plus en plus souvent, de se passer du premier traitement fongicide. C’est le cas, souligne Arvalis, des variétés qui possèdent des notes de tolérance à la septoriose supérieures ou égales à 6,5. Dans ce cas, le traitement avant « dernière feuille étalée » n’est pas indispensable. Seul un développement précoce de cette maladie sur variétés sensibles (note inférieure à 6,5) justifierait une intervention. Sur rouille jaune, un T1 est nécessaire uniquement si la sensibilité des variétés est inférieure à 7. En cas d’utilisation de variétés plus sensibles à la septoriose, le pilotage du T1 par un outil d’aide à la décision est fortement recommandé. Que les variétés soient sensibles ou résistantes, une observation régulière des parcelles reste le moyen le plus sûr d’adapter son programme au contexte de l’année. Les observations, qui sont indispensables pour l’établissement d’une stratégie fongicide efficace et durable, doivent commencer dès le stade « épi 1 cm », pour surveiller le piétin verse et la rouille jaune. Elles doivent se poursuivre entre « 2 nœuds » et épiaison pour la septoriose et les rouilles jaune et brune.