Le froid ralentit l’activité des pucerons

Céréales
Les pucerons arrivent à l’automne mais leurs symptômes ne sont visibles qu’en sortie d’hiver et au printemps.

Le retour du froid devrait calmer la dynamique des populations de pucerons observée ces dernières semaines.

La douceur du mois de décembre et de début janvier a été favorable au développement des populations de pucerons dans les parcelles de céréales. Mais le retour de températures gélives signe un ralentissement de leur activité. En effet, si ces ravageurs cessent de voler en dessous de 12°C, ils restent néanmoins actifs jusqu’à 3°C et continuent même de se nourrir. Seules des températures oscillant entre -5 et -12°C pendant plusieurs jours peuvent les détruire. Une fois l’épisode de froid passé, ne pas hésiter à arpenter vos champs pour dresser un bilan de la situation. Sur les parcelles où aucun puceron n’aura été repéré, ou seulement quelques-uns en ayant cherché longuement, aucune intervention n’est à prévoir sauf si le seuil de 10 % de plantes hébergeant ces insectes a été atteint. À partir du stade mi-tallage, la résistance liée à la maturité de la plante se met en place. Ce phénomène limite le développement du virus au sein de la plante. Un traitement peut alors s’envisager jusqu’à fin tallage selon les recommandations.

06/12/2022
Les pucerons n’aiment pas le froid

Le retour de températures de saison devrait freiner la vigueur des pucerons.
Le climat de ces dernières semaines a favorisé les vols de pucerons dans les parcelles de céréales avec la présence de nombreux individus ailés visibles sur les plaques engluées. L’observation sur les plantes avait quant à elle confirmé le niveau d’infestation. Le déclenchement d’un traitement a pu, localement, être décidé. Ce fut le cas si 10 % des plantes étaient colonisées par des pucerons ailés ou aptères. Les insecticides appliqués en végétation agissant par contact, les nouvelles feuilles formées après le traitement ne seront pas protégées. La persistance d’action des produits, de 15 jours environ, peut être dépassée. Mais au vue des températures actuelles, le risque s’amenuise. En effet, ces ravageurs apprécient des températures supérieures à 12°C pour voler. En dessous, ils se déplacent moins mais peuvent quand même se multiplier. En revanche, sous 3°C, les pucerons ne sont plus actifs.

02/11/2022
Céréales à paille, les cicadelles se déplacent !

Le climat automnal étant propice aux cicadelles, la surveillance des parcelles en cours de levée est essentielle.
Les températures clémentes de cet automne favorisent le déplacement des cicadelles dans les parcelles de céréales à paille. Le risque est élevé, le ravageur étant très actif si les températures sont supérieures à 12 °C. La surveillance des parcelles en cours de levée est donc primordiale ! Les situations à risque sont les semis précoces, la présence de repousses dans les parcelles voisines de graminées sauvages, les parcelles bien exposées ou dans des zones bien abritées, bordées de haies ou de bois. Au moment du retournement de repousses d’un champ voisin, les cicadelles peuvent coloniser des parcelles en cours de levée. Pour rappel, le seuil de nuisibilité se situe à 30 captures hebdomadaires sur une plaque engluée ou l’observation d’une forte activité, c’est-à-dire si au moins cinq cicadelles sautent devant soi à cinq endroits différents de la parcelle. Le risque de transmission de virose, en l'occurrence la maladie des pieds chétifs, est important dès le stade levée de la céréale.

18/10/2022
Céréales et pucerons, ouvrez l’œil dès la levée

Les pucerons peuvent sévir dans les parcelles de céréales dès la levée.
Tout dépendra du climat.L’activité des pucerons dans les parcelles de céréales reste directement liée aux conditions climatiques. Ces ravageurs apprécient, pour débuter leurs vols, des températures voisines de 12°C. Après les ailés, les individus aptères prennent le relais pour former des colonies. Plus les températures sont élevées, plus la reproduction des pucerons est rapide et intense. Même si le thermomètre descend sous les 5°C, les populations continuent à se multiplier, à se nourrir et potentiellement, à contaminer les cultures. L’observation doit débuter dès la levée des céréales, sur des séries de dix plantes, aux heures les plus chaudes de la journée, sur les zones de la parcelle les plus à risque : à proximité des haies, de bandes herbées, de jachère, de maïs... autant d’espaces qui constituent de potentiels réservoirs. Sur les jeunes plantules, les pucerons se situent le plus souvent au bas des pieds, entre les feuilles, dans le cornet. Une intervention se justifie quand 10 % des plantes portent au moins un puceron ou si leur présence est constatée pendant plus de 10 jours consécutifs. Sur les variétés d’orge tolérante à la JNO, il n’est pas recommandé d’appliquer un insecticide contre les pucerons ; les cicadelles restent par contre à surveiller. Pour rappel, le traitement ne se décide pas par rapport à un stade mais bien en fonction de la densité des ravageurs.

28/09/2022
Les auxiliaires, des alliés de poids pour maîtriser les limaces

Les limaces sont de retour. Pourquoi ne pas s’aider des auxiliaires, et notamment des carabes, pour en venir à bout ?
Saviez-vous que certaines espèces de carabes, de staphylins ou d’araignées se délectent volontiers d’œufs et d’adultes de limaces ? Ces auxiliaires font partie des prédateurs « généralistes », capables donc d’être efficaces dès l’arrivée des ravageurs dans la parcelle. Leur présence contribue à espacer les pics de pullulation. Même si la préservation de ces espèces utiles est essentielle pour limiter le recours à des solutions chimiques, cette stratégie doit être associée à d’autres leviers en cas de fortes attaques pour réguler efficacement les populations de ravageurs. Cela doit également passer par un travail accru du sol, une gestion optimisée des insecticides et l’implantation de zones refuges en bordures de parcelles. La pose de pièges à limaces permet de suivre plus efficacement l’évolution des populations.