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Le gel, un anti-puceron efficace ? Pas toujours

Céréales
05.01.2021

Si de faibles températures permettent, en général, d’éliminer les pucerons, ce n’est pas toujours le cas.

Les céréales étant très sensibles à la jaunisse nanisante de l’orge (JNO) transmise par les pucerons, la surveillance des parcelles doit se poursuivre jusqu’au stade épi 1 cm. Leur présence est potentiellement nuisible pendant toute la phase de tallage. Les périodes de gel significatives peuvent réduire la pression des insectes mais certaines conditions climatiques, comme l’humidité du sol par exemple, limitent l’impact du froid. Ainsi, si des pucerons sont encore observés sur les cultures en début d’année, une lutte insecticide sera vivement recommandée. Et ce, même si une première intervention a déjà eu lieu. À ce stade, l’observation des plantes nécessite une inspection fine du bas des blés, en écartant les feuilles et pour repérer les pucerons éventuellement positionnés à leur insertion.

08/12/2020
Observer les pucerons sur céréales, toute une technique
L’arrivée du froid ne veut pas dire arrêt de l’activité des pucerons. L’observation doit se poursuivre.
Même si les températures se rafraîchissent depuis quelques jours, le froid n’est pas suffisant pour éliminer les pucerons dans les parcelles de céréales. S’ils sont présents, leur activité peut reprendre avec le retour d’un éventuel redoux. L’observation doit donc se poursuivre dès la sortie de la première feuille, aux heures les plus chaudes de la journée. En effet, lorsqu’il fait frais, les pucerons se réfugient à la base des plantes, rendant leur détection plus compliquée. Par temps « chaud », ils sortent du collet des plantules et sont alors plus visibles. En cas de vent et/ou pluie compliquant les observations, une solution alternative existe : prélevez une vingtaine de plantes à différents endroits de la parcelle et mettez les dans un sac en plastique transparent. Sac que vous placerez ensuite près d’une source de chaleur. En cas de présence de pucerons, ils seront rapidement visibles sur les parois du sac. Pour connaître le pourcentage précis de plantes touchées, une inspection au champ reste indispensable.

10/11/2020
Céréales : les pucerons sont déjà actifs
Douceur et levée précoce des céréales constituent une association propice au déploiement des pucerons.
Entre températures clémentes et levée des céréales, les conditions sont plutôt favorables aux pucerons vecteurs de la jaunisse nanisante de l’orge (JNO). Pour bien réussir l’observation, socle de la protection, Arvalis-Institut du végétal rappelle quelques règles fondamentales, sachant que sur les jeunes plantes, les pucerons sont assez facilement visibles sur les feuilles. Tout d’abord, l’observation se réalise sur les zones à risques des parcelles, qui peuvent constituer des réservoirs potentiels : proche des haies, bandes enherbées, jachères, maïs, etc. La présence de pucerons se recherche ensuite sur des séries de 10 plantes, en prenant bien soin de considérer plusieurs lignes de semis. L’observation est facilitée par des conditions ensoleillées, durant les heures les plus chaudes de la journée, fin de matinée ou début d'après-midi. Sur les plantes tallées, le bas du végétal doit être bien inspecté, notamment en écartant les feuilles, afin de dépister au mieux le ravageur. La méthode d’observation s’appuie aussi sur la pose de pièges englués jaunes (format A4) relevés chaque semaine.
La vigilance doit se maintenir sur les parcelles de céréales levées (dès le stade 1 feuille) lorsque les 1ers retours de plaques engluées signalent une présence significative de pucerons. Même si la pression pucerons est plus faible qu’à l’automne 2019, le pouvoir virulifère est plus élevé. L’observation est essentielle afin de déclencher une protection raisonnée avec un insecticide pyrèthrinoïdes de qualité, efficace dans le temps et polyvalent.

03/11/2020
Bien observer les pucerons, vecteurs de JNO
La gestion de la jaunisse nanisante de l’orge sur les céréales commence dès l’observation, avec quelques règles simples.
Entre températures clémentes et levée des céréales, les conditions sont plutôt favorables aux pucerons vecteurs de la jaunisse nanisante de l’orge (JNO). Pour bien réussir l’observation, socle de la protection, Arvalis-Institut du végétal rappelle quelques règles fondamentales, sachant que sur les jeunes plantes, les pucerons sont assez facilement visibles sur les feuilles. Tout d’abord, l’observation se réalise sur les zones à risques des parcelles, qui peuvent constituer des réservoirs potentiels : proche des haies, bandes enherbées, jachères, maïs, etc. La présence de pucerons se recherche ensuite sur des séries de 10 plantes, en prenant bien soin de considérer plusieurs lignes de semis. L’observation est facilitée par des conditions ensoleillées, durant les heures les plus chaudes de la journée, fin de matinée ou début d'après-midi. Sur les plantes tallées, le bas du végétal doit être bien inspecté, notamment en écartant les feuilles, afin de dépister au mieux le ravageur. La méthode d’observation s’appuie aussi sur la pose de pièges englués jaunes (format A4) relevés chaque semaine.
La vigilance doit se maintenir sur les parcelles de céréales levées (dès le stade 1 feuille) lorsque les 1ers retours de plaques engluées signalent une présence significative de pucerons. Même si la pression pucerons est plus faible qu’à l’automne 2019, le pouvoir virulifère est plus élevé. L’observation est essentielle afin de déclencher une protection raisonnée avec un insecticide pyrèthrinoïdes de qualité, efficace dans le temps et polyvalent.

05/10/2020
Détecter les pucerons avant la levée des céréales
La pose de pièges englués est un indicateur fiable pour repérer l’arrivée des ravageurs.
L’installation de plaques jaunes engluées dans les parcelles de céréales permet de repérer très tôt l’arrivée des pucerons et des cicadelles : avant même la levée des cultures. Une indication capitale d’autant que les attaques précoces sont potentiellement les plus dommageables. Le piégeage consiste à disposer des plaques engluées de format A4, en position légèrement inclinée, à plus de 30 m du bord de la parcelle. La notation doit être réalisée au moins une fois par semaine. Ces plaques peuvent être installées dès le semis. Pour les pucerons, ces pièges sont un bon indicateur pour dater l’arrivée des premiers vols. Mais le seuil indicatif de risque se définit par observation de dégâts potentiels sur plantes. Pour les cicadelles, le seuil indicatif de risque se situe à 30 captures par semaine.