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Septoriose du blé, observer avant de traiter

Céréales
27.04.2022
Septoriose sur feuille de blé

Sur blé, une intervention contre la septoriose dépend du stade de la plante et de la sensibilité variétale.

Le retour des pluies, dans certaines régions, pourrait favoriser la propagation de la septoriose dans les parcelles de blé. Cette maladie se propage en effet du bas vers le haut des plantes, par effet « splash » des gouttes d’eau. L’objectif d’un traitement fongicide vise à protéger les trois dernières feuilles définitives de la plante car ce sont elles qui participent le plus à l’élaboration du rendement. Les observations doivent débuter au stade 2 nœuds. La présence de tâches marrons, ponctuées de points noirs, doit renforcer la surveillance. Le seuil de risque dépend de la sensibilité de la variété et du stade du blé. Pour des variétés sensibles, un traitement est recommandé si une plante sur quatre présente des symptômes sur la deuxième feuille étalée. Ce seuil passe à une plante sur deux pour des variétés jugées résistantes. Au stade 3 nœuds, les observations doivent se porter sur la troisième feuille étalée du moment : les seuils de risque restent identiques. Des OAD, comme AVIZIO, permettent de suivre en temps réel l’évolution du risque des différentes maladies des céréales.

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19/04/2022
La rouille jaune affecte les blés tendres
Ile-de-France, Centre-Val de Loire, Auvergne…Des symptômes de rouille jaune ont été observés sur les blés tendres.
Des pustules jaunes-orangées, de petite taille et alignées le long des nervures sous formes de stries. Des symptomes de rouille jaune ont été observés sur les blés tendres, particulièrement en Ile-de-France, dans le Centre-Val de Loire et en Auvergne. Les variétés très sensibles et assez sensibles sont au cœur de la surveillance. Conservée essentiellement sur les repousses des céréales, la rouille jaune a profité d’un été 2021 pluvieux et d’un hiver plutôt doux. Malgré le froid de début de mois, qui a mis un coup d’arrêt au développement, les conditions actuelles sont favorables à la propagation de la maladie. Le seuil d’intervention dépend de la résistance variétale. Pour les variétés sensibles à moyennement sensibles, le traitement se réalise dès le stade épi 1 cm. À partir du stade 1 nœud, l’application s’opère dès l’apparition des premières pustules. Dans le cas des variétés résistantes, l’intervention se déroule après le stade 2 nœuds, toujours dès les premiers symptômes visibles.

30/03/2022
Prudence vis-à-vis du risque de verse sur blé
L’application d’un régulateur de croissance sur blé tendre peut s’avérer utile dans les situations où le tallage est important.
La croissance des blés tendres s’est, pour l’heure, déroulée dans d’excellentes conditions. Les stades oscillent entre épi 1 cm et 2 nœuds et restent, en moyenne, en avance. Les biomasses étant importantes et les tallages abondants, le risque de verse est à estimer au cas par cas. Les semis précoces, souvent les plus développés, présentent le risque le plus élevé même si le temps doux, lumineux et sec actuel tend à réduire la pression. Le premier facteur de risque reste la sensibilité variétale. Viennent ensuite les pratiques culturales et notamment la gestion de la fertilisation azotée, puis le climat. L’application d’un régulateur de croissance sera jugée utile dans le cas de variétés sensibles si le tallage est important et que les conditions climatiques restent poussantes. Ces spécialités agissent sur l’élongation des cellules de la tige pour former des entre-nœuds plus courts, des parois plus épaisses et donc, des tiges plus solides. À noter que le risque diminue si la sécheresse s’installe début montaison.

16/03/2022
Oïdium du blé, évaluer le risque dès à présent
Le stade épi 1 cm signe le début, pour les blés tendres, du risque oïdium.
Des symptômes d’oïdium sont repérés dans plusieurs parcelles de blé tendre du réseau d’observation des bulletins de santé du végétal à l’échelle nationale. Les pluies de ces derniers jours ont été favorables à la dissémination du champignon. Les parcelles à la végétation dense qui affichent un taux d’humidité important au sol sont en général les plus touchées. La période de risque, qui débute au stade épi 1 cm, est désormais atteinte dans la plupart des zones de production. Pour rappel, le seuil de risque dépend de la sensibilité variétale. Pour les plus sensibles le risque est avéré dès que des taches, couvrant au moins 5 % de la surface foliaire, sont observées sur plus de 20 % des F3, F2 ou F1 déployées. Pour les variétés tolérantes, le seuil passe à 50 % de feuilles déployées présentant ces symptômes.


A savoir
L'oïdium est une maladie très localisée en France, notamment en Champagne.
Cette maladie peut être traitée en utilisant Meltop® One, solution conventionnelle contre l'oïdium ou avec Thiovit® Jet Microbilles, solution de biocontrôle.

23/02/2022
Piétin verse, les trois clés pour estimer le risque
Sensibilité variétale, présence de résidus et climat sont les trois critères à prendre en compte pour estimer le risque de piétin verse.
Le piétin verse est une maladie dont l’impact sur le rendement peut, en l’absence de verse, se limiter à 5 q/ha. Mais lors de casse ou de pliure de la tige, le bilan peut être beaucoup plus lourd avec, à la clé, des difficultés de battage et des problèmes de germination sur pied et/ou de mycotoxines. Le phénomène est donc à prendre au sérieux. Avant de décider d’une intervention chimique, l’estimation du risque doit être précise. Celle-ci dépend de trois critères : la sensibilité de la variété, le potentiel infectieux du sol et le climat de l’année. Opter pour une variété tolérante reste le premier levier à actionner. Le potentiel infectieux du sol dépend quant à lui de la présence de résidus pailleux en surface du précédent ou de l’anté-précédent. Un précédent blé et un sol labouré constituent ainsi des situations à risque. Le type de sol joue également un rôle : les limons battants sont par exemple jugés plus à risque que les argilo-calcaires superficiels. Quant au climat, le modèle Top d’Arvalis permet, autour du stade épi 1 cm, de calculer un risque à priori.