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Estimer le risque fusariose sur blé

Céréales
28.05.2019
Fusariose microdochium nivale sur gaine et tige de blé

Trois facteurs augmentent le risque de fusariose sur les épis de céréales à paille : le climat humide autour de la floraison, la présence de résidus contaminés sur le sol et la sensibilité des variétés.

Le climat au stade floraison reste déterminant pour l’expression de la fusariose sur les épis de blé tendre et blé dur. Une pluviométrie de 40 mm, durant cette période, augmente considérablement le risque. La sensibilité des variétés et la présence de résidus de cultures contaminés sur le sol participent également à l’expression de la maladie. Les symptômes, eux, n’apparaissent en général que 2 à 3 semaines après. Ils se traduisent par une décoloration progressive d’un ou de plusieurs épillets. À ce stade, écarter la glume et la glumelle permet de constater plus aisément la contamination de l’épillet, parfois associée à une auréole brune.

Les symptômes évoluent ensuite pour s’étendre au rachis puis aux épillets voisins. Une analyse microbiologique permet de savoir si l’on est en présence de Fusarium ou de Microdochium. Seules les espèces du genre Fusarium peuvent produire des mycotoxines, dont le DON (déoxynivalénol). La concentration de DON pour l’alimentation humaine ne doit pas dépasser la limite maximale réglementaire de 1250 µg/kg. Une protection fongicide durant la floraison est, à cette période, la seule méthode  de lutte contre ces fusarioses. 

 

Le stade floraison est capital

23/05/19
Sur céréales, un climat humide autour de la floraison favorise les fusarioses.

Difficile à quantifier, le risque fusarioses sur les épis des céréales à paille résulte d’une combinaison de plusieurs facteurs : l’utilisation de variétés sensibles, des épisodes pluvieux autour du stade floraison (au moins 40 mm) et une présence importante de résidus de culture contaminés sur le sol. Un suivi de la météo au moment du stade clé de la floraison s’avère primordial. Si la contamination a eu lieu, les symptômes apparaîtront deux à trois semaines plus tard. Comment les repérer ? Ils se traduisent par une décoloration progressive d’un ou de plusieurs épillets, voire de l’épi tout entier si le champignon envahit le système vasculaire.

Le col de l’épi peut se colorer en brun, typique alors de la présence de F. graminearum ; Microdochium spp ne produit pas ce type de symptôme. Ces décolorations ne sont que des indices. Pour connaître l’espèce présente, seule une analyse microbiologique ou moléculaire permet un diagnostic précis.

 

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