France

Vous êtes ici

Share page with AddThis

Moisson : qualité et quantité au rendez-vous

Céréales
28.08.2019
Moissonneuse verte

Les volumes de blé tendre et orges ont progressé lors de la récolte 2019. Ceux de colza et blé dur enregistrent un sérieux repli. 

D’après les premières estimations du service statistiques du ministère de l’Agriculture, la récolte 2019 de blé tendre atteindrait 38,2 Mt avec un rendement moyen de 76,1 q/ha. Elle progresse de 8,1 % par rapport à la moyenne 2014-2018. Les premiers résultats de l’enquête qualité de France Agrimer donnent 52 % de la production avec un taux de protéine supérieur à 11,5 % et 37 % avec un taux compris entre 11 et 11,5 %. La production de blé dur baisserait de 17,7 % en un an, en raison d’un très fort repli des surfaces malgré un excellent rendement. La récolte de colza recule de 30,5 % par rapport à 2018 liée à la baisse significative des surfaces. 
À l’inverse, celle d’orges atteindrait un record de 13,4 Mt, avec un rendement moyen 69,7 q/ha, soit 6,4 q/ha de plus qu’en 2018. Remarquons l’excellente performance de rendement des variétés hybrides Hyvido, jusqu’à +16,7 quintaux dans la région Nord par rapport à la variété lignée référence la plus cultivée (résultats Arvalis 2019).

Les moissons bien avancées

23/07/19
La récolte du blé dur et de l’orge d’hiver est terminée. Celle du blé tendre est en passe de l’être.

Le dernier rapport Céré’Obs, de FranceAgrimer, en date du 26 juillet, estime que 100 % des orges d’hiver sont désormais récoltées avec, en moyenne, un retard d’une semaine par rapport à l’an passé. En blé dur aussi la moisson touche à sa fin : celle-ci étant un peu en avance par rapport à 2018. Quant au blé tendre, deux tiers des parcelles sont moissonnés, contre 88 % en 2018. La maturité n’est pas complètement atteinte dans le nord du territoire. Si les rendements des céréales à paille sont plutôt satisfaisants, le bilan pour le maïs reste plus inquiétant. Les conditions de culture se dégradent selon FranceAgrimer : les situations bonnes à très bonnes passent de 75 à 67 % en une semaine. En cause : le manque d’eau.

 

La récolte des orges d’hiver se termine

23/07/19
Alors que la récolte des orges d’hiver est quasi terminée, celle des blés tendres et des orges de printemps avance à bon rythme.

Dans son rapport Céré’Obs daté du 19 juillet, FranceAgriMer fait le point sur l’avancée des récoltes. Celle des orges d’hiver est presque finie. 97 % des parcelles sont récoltées contre 80 % le 12 juillet. La date médiane de la récolte conserve un retard de 4 jours par rapport à la moyenne des cinq dernières années : un retard qui ne pose, sur le terrain, aucune complication. Les résultats sont bons dans l’ensemble, tant en quantité qu’en qualité. Pour le blé tendre, l’avancée des chantiers atteint 33 % au 15 juillet, contre 64 % un an plus tôt. Même timing pour les orges de printemps : un tiers de la récolte est désormais terminée. La récolte de blé dur continue sa progression et atteint les 73 %, contre 85 % en 2018, avec un très faible retard par rapport aux années précédentes. Dernier point, pour le maïs : les stades de floraison sont en retard par rapport à l’année dernière. La semaine passée, 27 % des cultures avaient atteint ce stade, contre 65 % l’an passé.

 

Récoltes 2019 : de belles surprises

18/07/19
Les premiers bilans de récolte sont très prometteurs pour les céréales. Quelques bémols pour le colza.

Les chantiers de récolte avancent à un très bon rythme. Au Sud de la Loire, la moisson des orges est désormais terminée : celle des blés et des colzas bien entamée. Les résultats sont bons, voire très bons, sauf pour le colza où, dans certaines régions, les pressions insectes ont, cette année encore, fait de gros dégâts. C’est le cas en Bourgogne notamment. En céréales, partout le potentiel est plus élevé que les prévisions. Dans le Gers, des records sont atteints avec des 65, voire 70 q/ha de moyenne pour les orges d’hiver et le blé tendre. Côté qualité, le taux de protéines pêche parfois, notamment sur la façade atlantique. Au Nord de la Loire, la récolte des blé démarre tout juste. La météo est clémente. Le potentiel a l'air d'être là.

La récolte des menues pailles limite le salissement

10/07/19
Exporter les graines d’adventices en dehors de la parcelle limite le salissement pour la campagne suivante.

Dans certaines parcelles, la gestion des adventices se complexifie. La récolte des menues paille apporte une solution de plus pour limiter le salissement. Composées de glumes, glumelles, brisures de pailles et petits grains, ces menues pailles renferment aussi les graines d’adventices de ray-grass, brome, gaillet et vulpin si la moisson est précoce. Les exporter en dehors de la parcelle évite leur réensemencement l’année suivante. Elles peuvent être valorisées en paillage, méthanisation ou combustibles. Des essais conduits par l’institut technique Arvalis entre 2014 et 2018 montrent que cette pratique ralentit le développement des ray-grass. Les densités sont moins importantes dans les situations « menues pailles récoltées » que dans « menues pailles éparpillées ». Les rendements ont, durant cette même période, progressé de 20 %. Les menues pailles contenant également les grains de céréales trop petits pour être récoltés, leur exportation réduit les repousses de blé et d’orge à l’interculture, de 40 % en moyenne. Cet essai met en avant l’importance de combiner plusieurs leviers pour contrôler le salissement, à commencer par la rotation. 

Céréales et canicule : inquiétude pour l’étape du remplissage

02/07/19
Le stade « grain laiteux » des céréales est le plus sensible aux fortes chaleurs.

L’impact des fortes chaleurs de ces derniers jours sur les céréales pose question. Selon Arvalis, les parcelles les plus tardives sont les plus à risque, d’autant plus si les réserves en eau sont faibles. Tout se joue au stade grain laiteux. Pour les blés ayant dépassé ce stade, le risque est moindre. Pour les grains en cours de remplissage, ce qui est le cas dans de nombreux secteurs au nord d’une diagonale Nantes-Lyon, les fortes chaleurs ont pu impacter la constitution du PMG. Dans les cas extrêmes, quand les températures dépassent les 35 °C et que les réserves en eau sont faibles, les plantes ne peuvent plus contrôler leur respiration : un échauffement brutal des tissus peut alors conduire à un arrêt immédiat et définitif du fonctionnement de la plante. Si ces conditions perdurent, les critères technologiques des blés (PS, temps de chute de Hagberg...) pourraient être affectés. 

Comment repérer les dégâts de gel sur blé ?

16/04/19
Une observation fine des épis de blé permet de repérer d’éventuels dégâts de gel.

Début mai, le thermomètre est descendu très bas, voire en-dessous de zéro dans certaines régions. Se pose alors la question de l’impact éventuel sur les cultures de blé : il dépendra avant tout du stade des cultures lors de cet épisode de froid. Arvalis rappelle que le stade de la méiose (phase de formation du pollen) et celui de la floraison/fécondation sont les plus sensibles. En théorie, le seuil d'alerte froid méiose est de +4°C sous abri pour le blé : mais le rayonnement du soleil compte aussi ! 

Pour les céréales ayant dépassé le stade « dernière feuille étalée » (DFE), un prélèvement de 5 plantes, aléatoirement dans la parcelle, peut donner une indication. Pour cela, sélectionner le maître-brin et les deux tiges principales, repérer l’épi au toucher et dérouler les gaines des feuilles qui l’entourent. Des épillets blancs et/ou atrophiés témoignent de dégâts de gel. Arvalis estime qu’une perte de 10 % des épillets se traduit par une pénalité de rendement de 5 à 8 %. Pour les céréales n’ayant pas encore dépassé le stade DFE, un épi vert en son centre avec des épillets en périphérie à l’aspect brillant et turgescent, témoignent d’un blé non touché. À l’inverse, un épi nécrosé et non brillant indique un dégât de gel.

 

Le manque d’eau commence à se faire sentir sur les céréales

23/04/19
Sur céréales, le stress hydrique pénalise l’absorption de l’azote, la croissance des plantes et à terme, le rendement.

Après un hiver relativement sec et un cumul de pluies au plus bas depuis le mois de mars, les céréales commencent à manquer d'eau : un stress hydrique amplifié par de forts rayonnements et par des températures qui font le yoyo. L'apparition de tâches physiologiques dues à ces différents stress n'est pas rare. Arvalis dresse un bilan par région. 

Dans le Sud-Ouest, sur les cultures bien implantées, le stress hydrique risque de pénaliser la densité d'épis, voire leur fertilité. Une irrigation fin montaison, associée à un apport d'azote, pourrait être nécessaire pour préserver les composantes de rendement et limiter une entrée en sénescence des feuilles trop précoce.

Dans le Sud-Est, les céréales sont aujourd'hui à des stades peu avancés pour le secteur, avec parfois des difficultés d'enracinement, compliquant l'alimentation des parties aériennes des plantes. Le manque de pluie risque d'impacter la croissance des cultures et le potentiel de rendement.

Plus au nord, les cultures sont moins avancées. Les apports d'azote n'ont pas toujours pu être valorisés du fait du manque d'eau. Les parcelles implantées dans les sols superficiels sont les plus touchées.

Bien repérer le stade épi 1 cm

19/03/19
Un prélèvement manuel d’une vingtaine de maîtres brins permet de repérer le stade épi 1 cm du blé tendre.

Fertilisation azotée, régulateur de croissance, désherbage de rattrapage, fongicide… Le stade « épi 1 cm » constitue un repère clé pour le raisonnement de nombreuses interventions sur blé tendre. Le repérer permet d’ajuster les traitements. Pour ce faire, prélever 20 maîtres brins, au hasard de la parcelle de préférence, dans une zone homogène. Eviter les tournières, les bordures de parcelles ou les passages de roues : autant de lieux où les plantes peuvent présenter un retard de croissance.

Fendre les tiges en deux puis mesurer la hauteur qui sépare le plateau de tallage (départ des racines) et la pointe de l’épi. La moyenne des 20 mesures donne une indication du stade de la parcelle. Attention à bien repérer les « faux nœuds ». Ces derniers se forment généralement quand la profondeur de semis est importante : une élongation se produit alors. La hauteur de l’épi doit, dans ce cas, se mesurer à partir du faux nœud. 

Jusqu’à dix jours d’avance

11/03/19
Le climat a accéléré la croissance des céréales. L’avance est d’une dizaine de jours.

Les stades des céréales sont en avance sur le calendrier « classique » d’évolution. Le climat de ces dernières semaines a accéléré la croissance des plantes. Ainsi, dans les Hauts de France par exemple, les parcelles les plus avancées sont au stade « décollement de l’épi » avec des hauteurs d’épi enregistrées de 1 à 4 mm pour les blés tendres et de 5 à 6 mm pour les orges d’hiver. Dans le Sud, les blés durs semés en octobre sont entrés en montaison : les blés de force également. L’avance est en moyenne d’une dizaine de jours.

Le réseau d’observation Céré’Obs de FranceAgriMer évoque, au 8 mars, des conditions de cultures bonnes à très bonnes pour 86 % des parcelles de blé tendre et relate que le stade épi 1 cm est atteint pour 6 % des surfaces observées (contre 3 % en 2018 à la même date). 93 % des orges de printemps sont déjà semées contre 28 % à la même période en 2018.