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Suivi des céréales

Céréales
23.04.2019
Parcelle de céréales stade avancé

Le manque d’eau commence à se faire sentir sur les céréales

Sur céréales, le stress hydrique pénalise l’absorption de l’azote, la croissance des plantes et à terme, le rendement.

Après un hiver relativement sec et un cumul de pluies au plus bas depuis le mois de mars, les céréales commencent à manquer d'eau : un stress hydrique amplifié par de forts rayonnements et par des températures qui font le yoyo. L'apparition de tâches physiologiques dues à ces différents stress n'est pas rare. Arvalis dresse un bilan par région. 

Dans le Sud-Ouest, sur les cultures bien implantées, le stress hydrique risque de pénaliser la densité d'épis, voire leur fertilité. Une irrigation fin montaison, associée à un apport d'azote, pourrait être nécessaire pour préserver les composantes de rendement et limiter une entrée en sénescence des feuilles trop précoce.

Dans le Sud-Est, les céréales sont aujourd'hui à des stades peu avancés pour le secteur, avec parfois des difficultés d'enracinement, compliquant l'alimentation des parties aériennes des plantes. Le manque de pluie risque d'impacter la croissance des cultures et le potentiel de rendement.

Plus au nord, les cultures sont moins avancées. Les apports d'azote n'ont pas toujours pu être valorisés du fait du manque d'eau. Les parcelles implantées dans les sols superficiels sont les plus touchées.

Bien repérer le stade épi 1 cm

19/03/19
Un prélèvement manuel d’une vingtaine de maîtres brins permet de repérer le stade épi 1 cm du blé tendre.

Fertilisation azotée, régulateur de croissance, désherbage de rattrapage, fongicide… Le stade « épi 1 cm » constitue un repère clé pour le raisonnement de nombreuses interventions sur blé tendre. Le repérer permet d’ajuster les traitements. Pour ce faire, prélever 20 maîtres brins, au hasard de la parcelle de préférence, dans une zone homogène. Eviter les tournières, les bordures de parcelles ou les passages de roues : autant de lieux où les plantes peuvent présenter un retard de croissance.

Fendre les tiges en deux puis mesurer la hauteur qui sépare le plateau de tallage (départ des racines) et la pointe de l’épi. La moyenne des 20 mesures donne une indication du stade de la parcelle. Attention à bien repérer les « faux nœuds ». Ces derniers se forment généralement quand la profondeur de semis est importante : une élongation se produit alors. La hauteur de l’épi doit, dans ce cas, se mesurer à partir du faux nœud. 

Jusqu’à dix jours d’avance

11/03/19
Le climat a accéléré la croissance des céréales. L’avance est d’une dizaine de jours.

Les stades des céréales sont en avance sur le calendrier « classique » d’évolution. Le climat de ces dernières semaines a accéléré la croissance des plantes. Ainsi, dans les Hauts de France par exemple, les parcelles les plus avancées sont au stade « décollement de l’épi » avec des hauteurs d’épi enregistrées de 1 à 4 mm pour les blés tendres et de 5 à 6 mm pour les orges d’hiver. Dans le Sud, les blés durs semés en octobre sont entrés en montaison : les blés de force également. L’avance est en moyenne d’une dizaine de jours.

Le réseau d’observation Céré’Obs de FranceAgriMer évoque, au 8 mars, des conditions de cultures bonnes à très bonnes pour 86 % des parcelles de blé tendre et relate que le stade épi 1 cm est atteint pour 6 % des surfaces observées (contre 3 % en 2018 à la même date). 93 % des orges de printemps sont déjà semées contre 28 % à la même période en 2018.