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Quel est l’impact d’un stress hydrique sur les céréales ?

Céréales
24.05.2022

La fertilité des épis et le poids de mille grains (PMG) des céréales peuvent être affectés par le manque d’eau.

Comme tout être vivant, les plantes ont besoin d’eau : pour l’absorption racinaire, la photosynthèse et le refroidissement des tissus. Un stress hydrique réduira donc la croissance globale du couvert. Mais selon le stade du cycle végétatif, les impacts de ce manque d’eau seront différents. À ce jour, les céréales sont en phase de remplissage : un stade très critique puisque la fertilité des épis et le poids de mille grains (PMG) sont directement affectés avec, à la clé, une baisse de rendement. Même si les pluies ont fait leur retour, plus ou moins intensément selon les régions, le déficit de précipitations accumulé ces derniers mois est grand : un stress accentué par des températures anormalement élevées pour la saison. Le Sud Est semble le plus touché mais les régions de l’Ouest et du Centre manquent également d’eau. Difficile de se projeter aujourd’hui sur le comportement final des cultures. Point positif de la campagne en cours : les implantations ont été bonnes à l’automne dernier. Les enracinements des cultures doivent l’être également, ce qui pourrait minimiser l’impact global.

10/05/2022
Quid d’un stress hydrique sur des céréales en avance ?

Absorption de l’azote, fertilité des épis, remplissage des grains... le manque d’eau impacte différentes composantes du rendement final des céréales.Les céréales affichent toujours une certaine avance : de 3 à 10 jours selon les régions. C’est dans l’Ouest de la France que l’avance serait la plus notable. Dans une grande moitié Sud-Ouest, l’épiaison et la floraison des orges est dépassée. Au Nord-Est, ces stades sont annoncés dans les deux semaines à venir, sauf si le stress hydrique accélère la phénologie des cultures. Car le manque d’eau commence déjà à se faire sentir. D’ailleurs, les céréaliers équipés d’irrigation arrosent déjà les blés, en pleine épiaison. La précocité des céréales augmente les besoins journaliers en eau des plantes, alors qu’aucune pluie significative n’est annoncée dans les 15 jours à venir. Dans les parcelles les plus superficielles, la situation actuelle conduit progressivement les céréales à une situation de stress. Conséquences directes : les apports tardifs d’azote n’ont pas tous bien été valorisés et la fertilité des épis ainsi que la mise en réserves dans les tiges risquent d’être affectées avec un impact sur le remplissage des grains. La date de retour des pluies et son intensité restent déterminantes.

05/04/2022
Gel et céréales, quel risque à ce stade ?

La météo l’avait annoncé. Le gel a effectivement fait son retour. Quelles sont les conséquences pour les blés et les orges ? 
L’épisode de gel d'avril 2021 est encore dans les mémoires. Alors que les conditions climatiques de ces dernières semaines ont été très poussantes, l’impact de températures négatives en pleine montaison des céréales pose question. Pour l’institut technique Arvalis, si les similitudes entre les deux campagnes sont évidentes, certains détails doivent toutefois être pris en compte. L’intensité du gel annoncée semble en effet moins importante que celle de l’an passé et les céréales affichent un stade moins avancé que lors de l’épisode de gel 2021. C’est entre les stades début tallage et fin tallage que les plantes sont les moins sensibles. À noter que les orges de printemps, semées en automne, et les blés durs s’avèrent les plus fragiles. En revanche, le triticale s’avère plus résistant que l’orge d’hiver, elle-même plus résistante que le blé tendre. L’emplacement des parcelles joue également un rôle : les cuvettes, la proximité d’un bois, les zones séchantes et ventées sont plus sensibles au froid. Une observation détaillée environ une semaine après l’épisode du froid devrait permettre de repérer d’éventuels dégâts.

09/03/2022
Sur céréales, les stades évoluent rapidement

Début mars, les céréales sont en avance et en forme.
Les températures douces actuelles favorisent une évolution rapide du stade des céréales. Dans le nord de la France, la majorité des blés tendres atteignent déjà le « fin tallage ». Un quart des parcelles sont au stade « décollement de l’épi » avec des hauteurs d’épi allant de 0,1 à 0,8 cm. Les variétés les plus avancées approchent le stade épi 1 cm. Selon le réseau d’observation Céré’Obs de FranceAgriMer en date du 28 février, les conditions de culture des blés tendres sont jugées de bonnes à très bonnes dans 93 % des situations : des chiffres également élevés pour les orges d’hiver (90 %) et les blés durs (89 %) à l’échelle nationale. Les maladies sont pour l’heure discrètes : quelques symptômes de septoriose ont été observés précocement en début d’automne sur blé, mais sans incidence à ce stade. Par contre, dans certaines parcelles de Bretagne, la rouille jaune est déjà très présente dans les régions en bordure de mer, mais aussi dans la Somme et dans le Pas de Calais. Concernant les niveaux de risques climatiques modélisés en sortie d’hiver, la rouille jaune et la rouille naine ressortent avec des risques élevés à date. Concernant les pucerons et les limaces, la période de risque est désormais terminée puisque le stade tallage est atteint dans la plupart des parcelles.