Vigilance sur la fertilité des épis de céréales

Céréales
Champ de blé montaison - Stade 3 noeuds

La chute des températures lors de la montaison des céréales peut affecter la fertilité des épis.

Alors que la plupart des céréales à paille sont en phase de montaison, Météo France prévoit des gelées, particulièrement en Lorraine, Bourgogne, Auvergne-Rhône-Alpes. Avec des épisodes de froid qui devraient se répéter plusieurs jours de suite. Cette situation climatique pose la question du risque potentiel d’altération de la fertilité des épis. Arvalis rappelle que si les températures sous abri deviennent inférieures à -2°C autour du stade Dernière Feuille Pointante, alors il conviendra d’observer les épis pour évaluer les dégâts potentiels. En cas d’effet sur la méiose pollinique, le pollen sera moins fertile, ce qui pourrait affecter la fertilité des épis, avec des impacts dépassant les - 80 % dans les situations les plus extrêmes. L’institut technique rappelle également que si les céréales ne peuvent pas être protégées du froid, il reste important de ne pas rajouter de facteurs de stress supplémentaires pendant cette période, comme des traitements phytosanitaires ou l’application de régulateurs.

19/03/2024
Peut-on encore semer des orges de printemps ?
Le semis tardif d’orges de printemps n’est pas sans risque.
Les dates optimales de semis pour les orges de printemps sont en passe d’être atteintes. Pour autant, toutes les parcelles qui devaient être emblavées n’ont pas encore pu l’être. Si, en théorie, ces chantiers sont encore possibles, ils ne sont pas sans conséquence après le 20 mars. Un semis tardif début avril, au lieu de fin février / début mars, décale la date d’épiaison d’environ dix jours et raccourcit le cycle d’environ vingt jours. Le risque d’échaudage des grains au cours de la phase de remplissage est donc accru. Il peut en résulter une perte de rendement et une dépréciation du calibrage et de la teneur en protéines. Tout dépend aussi du type de sol. Pour les sols profonds affichant une bonne réserve utile, les orges peuvent souvent dégager de très bons résultats, même dans le cas de semis effectués début avril. En revanche, dans les sols plus superficiels, avec une réserve utile plus faible, les conséquences peuvent être importantes si, pendant la montaison, les conditions climatiques ne sont pas favorables.

05/03/2024
Épi 1 cm, ouvrez l’œil pour le repérer
Le stade épi 1 cm des blés tendres reste un repère pour bon nombre d’interventions.
Au fil des prélèvements au sein de chaque région, l’avance des stades des blés tendres se confirme. Le stade épi 1 cm, repère clé pour bon nombre d’interventions, devrait être en avance de 8 à 10 jours. L’observation des parcelles s’affiche donc, cette année plus que jamais, comme un impératif pour positionner au mieux le deuxième apport d’azote (si bien évidemment le 1er a pu être réalisé), le régulateur de croissance, un fongicide contre la rouille jaune et un éventuel désherbage de rattrapage. Dans la pratique, pour déterminer le stade « épi 1 cm », il est recommandé de prélever 20 plantes dans une zone homogène de la parcelle, en évitant les passages de roues et les bordures. Ne garder que le maître-brin, c’est-à-dire la tige la plus développée de la plante. Ensuite, couper chaque tige dans le sens de la longueur pour mesurer la distance entre le sommet de l’épi et la base du plateau de tallage. Le stade « épi 1 cm » est atteint lorsque la distance entre le sommet de l’épi et le plateau de tallage est, en moyenne, de 1 cm sur le maître-brin. L’épi ne mesure encore que 2 à 3 mm. Il est déjà en phase de différenciation florale et les épillets sont en cours de formation.

27/02/2024
Vers une précocité du stade « épi 1 cm »
Suite à un hiver particulièrement doux, le stade épi 1 cm des blés tendres est prévu avec une avance de 10 à 15 jours pour les parcelles semées en octobre.
Semis échelonnés depuis cet automne, températures hivernales douces, voire chaudes. Résultat : le développement des blés tendres est en avance. Sur la période du 1er octobre 2023 au 1er mars 2024, le cumul de températures est supérieur d’environ 200°j base 0°C sur la France, par rapport à la moyenne sur vingt ans. Cette hausse de températures se traduit également par un faible nombre de jours de gel. De fait, les céréales pourraient accélérer l’arrêt du tallage et déclencher plus précocement le stade épi 1 cm, entre 10 et 15 jours par rapport aux moyennes des vingt dernières années. Ainsi, en fonction des dates de semis et des régions de France, le stade épi 1cm pourrait s’étaler de début mars à mi-avril avec une forte variabilité au sein d’une même exploitation liée aux dates de semis. Ce timing sera à prendre en compte pour les interventions à venir, notamment pour les apports d’azote et les premiers passages de régulateur de croissance. Un début de montaison en période de jour court est favorable à l’allongement des tiges et donc à un risque de verse supérieur surtout si la végétation est importante.

13/02/2024
Rappel des clés de réussite pour une orge de printemps
Le semis d’une orge de printemps demande la plus grande attention. 
Les orges de printemps sont avant tout destinées à alimenter le débouché du malt et la brasserie. Aussi, pour choisir la variété la mieux adaptée, consultez la liste publiée chaque année par les malteurs et brasseurs de France. Le semis est l’une des étapes les plus importantes de l’itinéraire technique. Aussi, mieux vaut attendre un ressuyage correct des sols avant d’entrer dans les parcelles. Le créneau de semis idéal diffère quelque peu selon les régions. En Bourgogne-Franche Comté par exemple, il se situe entre le 20 février et le 15 mars. Avant, les jeunes plantules s’exposent à un coup de froid. Après, c’est la capacité de tallage qui peut être réduite. Si le semis ne peut pas être réalisé avant, le conseil est alors d’augmenter les densités de semis. Un semis trop tardif peut également décaler le cycle et positionner le remplissage des grains pendant des périodes plus chaudes. Quant aux densités de semis, elles oscillent entre 300 à 350 grains/m2 sur des sols de limons, à 350 à 450 gr/m2 sur des argilo-calcaires plus ou moins caillouteux.

06/02/2024
L’implantation d’une culture de printemps en remplacement du blé semé à l’automne peut être pertinente. Le choix de l’espèce doit être réfléchi.
En ce début du mois de février, la question peut se poser quant à la pertinence de retourner les céréales en mauvais état. Les excès d’eau ont, en effet, localement pu affecter l’implantation et la levée de bon nombre de parcelles avec, comme conséquence, des pourrissements de germes ou des manques de plantes. En sols profonds, la bibliographie évoque le seuil de 80 à 100 plantes/m2 pour préserver la culture en place : un seuil qui tient compte des capacités de rattrapage des plantes et du surcoût généré par le remplacement de la culture. Si le retournement est acté, la persistance des herbicides utilisés à l’automne est à prendre en compte afin d’éviter tout effet de phytotoxicité résiduel sur la culture de printemps qui sera implantée. En cas de mélange, le produit le plus restrictif déterminera le niveau de risque global. Dans certains cas, un travail du sol spécifique peut apporter de la souplesse dans le choix. Arvalis publie, sur son site internet, les différentes options possibles. Le service de Renseignements techniques de Syngenta vous accompagnent dans le choix de cultures de remplacement.