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Blé tendre : adapter l’itinéraire des semis tardifs

Céréales
07.01.2020
Tracteur pendant semis de blé

Choix variétal, densité de semis, gestion des adventices... Les semis tardifs nécessitent quelques aménagements.

Les semis de blé tendre se sont poursuivis ces derniers jours, profitant de fenêtres climatiques plus clémentes. Mais tout n’est pas terminé. À partir du mois de janvier, il est indispensable d’ajuster la précocité et l’alternativité des variétés. La densité de semis doit, elle aussi, être adaptée. En retardant la date de semis, la durée du tallage et son intensité sont diminuées. Attention toutefois à ne pas sur-densifier. L’institut technique Arvalis évoque des densités moyennes pouvant être plafonnées à 380 grains semés en sols superficiels et 350 grains en sols plus profonds. Si les conditions d’implantation sont défavorables (sols très motteux, collants), une majoration de 10 % de ces valeurs est envisageable. Pour les semis tardifs, les risques pucerons et cicadelles sont actuellement très faibles, notamment si les températures restent basses. En revanche, la surveillance des limaces doit se poursuivre. La gestion du désherbage s’adapte en tenant notamment compte de la présence éventuelle de graminées résistantes.
 

19.11.2019
Semis tardif de céréales : adapter les densités

Passé le 20 novembre, les densités de semis de céréales doivent être revues à la hausse. Les cumuls de pluie depuis la mi-septembre dépassent largement les moyennes de ces dernières années. Les chantiers de semis de céréales s’en trouvent bousculés. Jusqu’à mi-décembre, il n’est pas utile de se préoccuper de l’alternativité des variétés : la génétique est adaptée pour monter à épi même dans ces conditions. En revanche, un semis tardif perd en potentiel (jusqu’à 25 %) et accroît le risque de sécheresse en fin de cycle. Si possible, les variétés précoces à demi-précoces seront privilégiées. Les densités de semis devront être adaptées pour compenser l’augmentation des risques de pertes à la levée, dues notamment aux attaques de limaces. Arvalis Institut du végétal estime qu’au-delà du 20 novembre, la densité doit être augmentée de 1 % par jour de retard, quel que soit le type de sol. La stratégie de désherbage s’adapte elle aussi : à la portance des sols et aux amplitudes thermiques au cours de la journée.