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Les futures conditions d’emploi du glyphosate se précisent

Céréales
13.10.2020

L’Anses a, le 9 octobre, précisé les futures conditions d’emploi du glyphosate.

Le 9 octobre, l’Anses, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, a publié les résultats de son étude comparative, lancée en novembre 2018, entre le glyphosate et ses différentes alternatives non chimiques. Les résultats, qui portent sur les grandes cultures, la viticulture, l’arboriculture et la forêt, détermineront les futures conditions d’emploi des produits phytosanitaires contenant la substance active. Seuls les usages non substituables et les situations d’impasse, restent autorisés. Deux situations sont envisagées pour modifier les conditions d’utilisation : le retrait d’usage et la limitation des quantités maximales d’utilisation. Selon l’Anses, ces restrictions entraîneront des réductions de 80 % en viticulture et de 60 % en grandes cultures et arboriculture. Sur grandes cultures, le glyphosate ne sera plus autorisé lorsque la parcelle a été labourée entre deux cultures, à l’exception des parcelles hydromorphes. La dose annuelle maximale autorisée est fixée à 1 080 g/ha, contre 2 160 g/ha aujourd’hui avant récolte ou sur dicotylédones et 2 520 g/ha en application par taches sur vivaces. En viticulture, l’utilisation sera interdite entre les rangs de vignes. La dose maximale annuelle est fixée à 450 g/ha, contre 2 160 g/ha aujourd’hui sur dicotylédones et 2 880 g/ha en application par taches sur vivaces. En arboriculture fruitière, l’utilisation sera également interdite entre les rangs sauf dans les situations où le désherbage mécanique n’est pas réalisable. La dose maximale autorisée est fixée à 900 g/ha, contre 2160 g/ha en plein actuellement.