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Tout savoir pour ne pas se laisser surprendre par le puceron

Céréales
13.10.2021
En céréales, contre le puceron, les luttes agronomiques et chimiques se fondent sur l’anticipation et la réactivité

En céréales, contre le puceron, les luttes agronomiques et chimiques se fondent sur l’anticipation et la réactivité.

Rien ne sert d’agir quand la plante est touchée

Prévention. Pour faire face aux ravages des pucerons sur céréales, c’est le seul mot d’ordre ! Car une fois la plante infectée, aucune intervention ne sera efficace. Ravageurs majeurs des céréales en général, et des blés et orges d’hiver en particulier, les pucerons peuvent provoquer de 50 % à 100 % de pertes de récoltes dans les cas les plus graves. Responsables de la transmission des virus de la Jaunisse nanisante des orges (JNO), leur maîtrise demande une véritable anticipation.

Variété et date de semis sont les deux premiers leviers

La prophylaxie s’appuie sur deux leviers. Première action, le choix de la variété. Dans ce cas, la décision est simple : choisir une variété tolérante aux virus de la JNO pour les orges d’hiver. Attention cependant aux autres virus, comme celui des pieds chétifs, transmis par la cicadelle des céréales. La deuxième action consiste à retarder la date de semis, afin d’enrayer les infestations de début octobre.

Si le seuil est atteint, privilégier un insecticide foliaire

Si, malgré ces actions, le puceron reste présent plus de 10 jours sur la parcelle, ou si 10 % des pieds sont porteurs d’individus, une intervention foliaire durant la croissance des céréales permettra de préserver le potentiel de récolte. Le nombre d’applications dépend de la date de semis et de l’étalement des vols. Dans le cas d’un semis précoce, une deuxième intervention foliaire peut s’avérer nécessaire afin de réduire l’infestation.

Vigie Virose, un réseau d’alerte Syngenta

Pour une meilleure anticipation collective, Syngenta a créé Vigie Virose, un service de veille parasitaire aidant au suivi des ravageurs de céréales dans toute la France. À l’automne 2020, ce sont ainsi plus de 8 500 plaques engluées qui ont été placées dans les parcelles. Ce réseau de vigilance permet non seulement d’identifier et de quantifier les ravageurs, mais aussi d’évaluer leur pouvoir virulifère.

Pour tout savoir sur les pucerons et profiter des conseils d’André Fougeroux, président de la commission ravageurs de Végéphyl, écoutez l’émission spéciale Pucerons de notre podcast « Des antennes dans les champs ».