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Maîtriser durablement les adventices dans le blé, c’est possible

Céréales
06.09.2017
Champ de blé au stade fin épiaison

Syngenta accompagne les agriculteurs pour désherber durablement leurs céréales, y compris en cas de résistance.

Faire face à des flores plus difficiles à contrôler

12 % d’agriculteurs insatisfaits du désherbage anti-graminées des blés en 2010 ; 40 % en 2016... La montée en puissance des phénomènes de résistance n’est plus à démontrer. Une fois qu’elle est installée, impossible de revenir en arrière. Le développement des graminées résistantes dans les parcelles de blé, vulpin et ray-grass en tête, est lié à deux facteurs majeurs. D’une part, nous assistons à une augmentation de la pression du fait de pratiques agronomiques dominées, ces dernières décennies, par des rotations courtes, le développement des semis précoces et du non-labour. D’autre part, les solutions herbicides sont de moins en moins nombreuses, à mesure que des molécules importantes sont retirées du marché. L’isoproturon, définitivement interdit depuis 2017, était encore utilisé sur 900 000 hectares en 2016. Cette réduction de la palette des solutions accentue la montée en puissance des résistances. Il faut pourtant bien assurer une maîtrise durable des adventices, avec des solutions alliant efficacité et rentabilité.

Une méthode AAA, fondée sur la diversité

Syngenta propose une méthode nommée « AAA ». Elle correspond au triptyque agronomie, automne, association. « L’ambition est d’arriver à zéro hectare en mono mode d’action pour gérer les graminées, explique Fabien Massot, expert technique national herbicide chez Syngenta. Pour y parvenir, le socle de la stratégie de désherbage repose sur une intervention à l’automne. » Son conseil est loin d’être neutre. Pas moins de 2,4 millions d’hectares étaient encore traités avec un seul passage en sortie d’hiver et en mono mode d’action en 2016. Les parcelles non concernées par l’arrivée d’adventices résistantes sont heureusement encore largement dominantes. Leur désherbage doit cependant être approché dans une logique de maintien sur le long terme des solutions existantes. « Tout le monde parle des résistances. Pourtant, les pratiques n’évoluent que sous la pression de leur apparition. Mais une fois installées, il faut faire avec, et ce n’est pas simple », confirme Fabien Massot. La prévention est à privilégier. La stratégie de désherbage sera bien sûr fonction de la situation de chaque parcelle, de la pression des adventices, de la présence ou non de graminées résistantes.

Se poser les bonnes questions, dans le bon ordre

 « L’objectif est de faire durer au maximum les solutions qui fonctionnent, reprend l’expert national Syngenta. Les programmes désherbage à l’automne repris en sortie d’hiver sont ceux qui apportent les meilleurs bénéfices en termes de rendements : plus 15 quintaux à l’hectare dans les parcelles à pression forte ou moyenne par rapport à un passage unique en sortie d’hiver. Ils restent largement amortis, y compris en situation de pression plus faible. »  Le choix se portera pour le deuxième traitement sur Axial Pratic si le ray-grass est dominant ou sur une sulfonylurée en cas de vulpin dominant. En cas d’absence de désherbage à l’automne, il convient de privilégier l’association de deux molécules aux modes d’action différents en sortie d’hiver. L’association d’Axial Pratic à une sulfonylurée à 80 % de la dose efficace, offre une excellente efficacité et régularité en fonction du stade des adventices et des conditions météorologiques. Dans tous les cas, la pérennité des solutions encore disponibles sur le marché passe aussi par des leviers agronomiques : labour, faux-semis, allongement des rotations…