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La protection fongicide des céréales vue par les experts techniques

Céréales
13.10.2020

Syngenta présente les résultats d’une enquête* auprès des services techniques de la distribution et de la prescription sur la protection fongicide des céréales.

Septoriose et rouille jaune, 2 maladies préoccupantes sur blé

La quasi-totalité des experts considèrent la septoriose comme la maladie la plus fréquente sur blé (90 % des interrogés) et de loin comme celle qu’il faut contrôler en priorité. Les rouilles sont considérées également comme préjudiciable, plus pour les prescripteurs (66 %) que les distributeurs (49 %) et de façon beaucoup plus prononcée que les céréaliers. D’ici 2 à 3 ans, les experts estiment que les maladies à contrôler seront toujours les mêmes malgré le renouvellement variétal mais les rouilles pourraient devancer la septoriose dans les préoccupations, « une perception de la nuisibilité à venir des maladies des céréales à mettre en relation avec la progression notamment de la rouille jaune et des contournements des résistances variétales de plus en plus fréquents » observe Fabrice Blanc, expert technique national fongicides céréales chez Syngenta.


Orge

Helminthosporiose et rhynchosporiose à contrôler
Sans surprise, comme pour les céréaliers, l’helminthosporiose et la rhynchosporiose sont considérées comme les 2 maladies les plus dommageables sur orge avec une forte unanimité (79 % et 67 %). D’ici 2 à 3 ans, ces maladies seront toujours préoccupantes avec une montée en puissance de la ramulariose.

La résistance aux fongicides, un sujet majeur d’inquiétude
La notion de résistance des maladies aux fongicides est considérée comme un problème très préoccupant pour la moitié des experts techniques, en particulier pour les distributeurs. Deux tiers des experts techniques disent toujours prendre en compte la gestion des résistances dans leurs programmes fongicides.
L’enquête montre par ailleurs que les inquiétudes liées aux évolutions réglementaires (en particulier la restriction des matières actives) vont s’accentuer dans les 2 prochaines années. L’évolution des pratiques culturales est également un sujet qui monte en puissance tout comme le souhait de pouvoir utiliser des produits de biocontrôle et la recherche de solutions alternatives.


Produits

Carboxamides et triazoles considérés comme essentiels

Les experts interrogés sont comme les céréaliers fortement intéressés par les innovations que les firmes peuvent offrir, en biocontrôle comme en conventionnel. Pour l’heure, afin d’assurer une bonne protection des céréales, ils considèrent les fongicides carboxamides (SDHI) et les triazoles comme des fongicides essentiels dans les programmes.
Les attentes sont fortes pour la mise sur le marché de produits toujours plus respectueux de l’homme et de l’environnement, alternatifs et efficaces ! Pour les prochaines campagnes, si les céréaliers se verront toujours proposer des produits conventionnels pour lutter contre les maladies des céréales, les experts techniques proposeront aussi des solutions de biocontrôle à une proportion non négligeable des céréaliers (45%) alors que seulement 25 % des céréaliers disent en utiliser actuellement.


Des programmes fongicides de plus en plus personnalisés

Côté stratégie de protection fongicide, les experts techniques de la filière céréales proposent de plus en plus de programmes fongicides céréales personnalisés qui prennent en compte le choix variétal (adaptation des programmes en fonction de la tolérance aux maladies pour 84 %), la prévention des résistances (95 %) et l’utilisation d’outils d’aide à la décision, OAD (85 %).
Un tiers de ces experts se base systématiquement sur les résultats d’OAD pour établir leurs préconisations à l’utilisation (40 % chez les distributeurs). Mais, selon ces professionnels, seulement 11 % des céréaliers auraient accès à un OAD, ce qui laisse une marge de progression importante pour accompagner le raisonnement de la protection fongicide.

Un T1 chamboulé et un T2 adapté

Avec le retrait du chlorothalonil**, matière active très largement utilisée au T1 pour protéger les céréales de la septoriose, les experts sont partagés sur les stratégies fongicides à venir :

  • impasse envisagée au T1 (plutôt chez les prescripteurs)
  • utilisation d’un fongicide conventionnel à dose réduite avec un produit de biocontrôle (solution favorisée par les distributeurs)
  • en cas d’impasse T1, un positionnement plus précoce du T2 est envisagé (53 %) et/ou une  augmentation de la dose du (ou) des produits au T2 (31 %).

*L’enquête a été réalisée par la société d’étude ADquation auprès de 131 distributeurs et prescripteurs répartis sur toute la France (81 interviews auprès de distributeurs / 50 interviews auprès de prescripteurs). La personne interrogée était le directeur technique ou un expert technique sur la filière céréales. Les interviews ont été réalisées par téléphone entre le 3 et le 28 février 2020.
**Le chlorothalonil n’est plus utilisable sur le marché depuis mai 2020, tous les produits en contenant sont en PPNU.