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Comment positionner au mieux les fongicides céréales ?

Céréales
11.04.2018
Symptômes de septoriose céréales vue microscope

Les fongicides céréales doivent être appliqués le plus tôt possible dans le cycle des maladies, pour les T1 puis pour les T2.

Un contexte climatique favorable aux maladies sur blés et sur orges

Après un hiver marqué par des épisodes de froid et surtout une météo très pluvieuse dans de nombreuses régions, les températures douces sont de retour. « Un contexte favorable au développement des maladies sur blés et sur orges » observe Fabrice Blanc, expert technique national fongicides céréales chez Syngenta. « Sur orges, les indices de risque helminthosporiose et rhynchosporiose sont élevés. Et sur blés, la pression piétin verse pourra être localement forte avec un risque septoriose qui se précise (inoculum présent sur les feuilles de la base et des symptômes de plus en plus observés) ». Une première intervention fongicide s’avèrera très certainement nécessaire pour préserver le rendement, en prenant évidemment en compte les contraintes climatiques de l’année. « Dans les années à forte pression, le bénéfice du T1 est estimé entre 8 et 10 quintaux par hectare » rappelle l’expert.

Appliquer les fongicides céréales tôt dans le cycle des maladies

Que ce soit pour le T1, dès maintenant, ou pour le T2, un peu plus tard, le positionnement des fongicides céréales est déterminant pour une efficacité optimale des spécialités fongicides sur les maladies des céréales. « Quand on observe les symptômes des maladies sur les feuilles, cela signifie que des cellules sont déjà détruites avec un impact sur le rendement » remarque Fabrice Blanc. Or, des symptômes sont d’ores et déjà visibles sur les F3/F4/F5 et la météo douce et pluvieuse est favorable au développement des maladies, ce qui signifie que les F1/F2/F3 risquent d’être atteintes rapidement. « L’intégrité des ces 3 dernières feuilles est majeure pour préserver le rendement d’où la nécessité d’intervenir pour bloquer la propagation des maladies » ajoute-t-il.

Intervenir au plus tôt avec un T1 sur blés et orges

Que ce soit sur blés et orges, il est donc urgent d’envisager un T1 avec des produits de contact type chlorothalonil (vis-à-vis de la septoriose), des triazoles (face au complexe des maladies foliaires), du cyprodinil (vis-à-vis du piétin verse sur blé et de l’helminthosporiose et de la rhynchosporiose sur orge), des strobilurines (face aux rouilles) mais aussi de la fenpropidine. « Compte tenu du contexte climatique de l’année, il est primordial de ne pas sous doser les produits afin de garantir une efficacité et une durée d’action optimales. Cette stratégie, associée à un positionnement précoce dans le cycle des maladies permet de ne pas trop solliciter les molécules fongicides et de limiter ainsi le développement de résistances » remarque Fabrice Blanc.

Par la suite, dès que le stade DFE est atteint (à prévoir rapidement dans les régions sud), un T2 avec une spécialité de la famille des SDHI associé à un partenaire triazole (Elatus Plus associé à son partenaire, Elatus Era) est recommandé pour une protection du feuillage vis à vis de la septoriose notamment. Comme pour le T1 et pour une efficacité et une pérennité maximales, il faut positionner le T2 au plus tôt dans le cycle des maladies. Trop solliciter la curativité des fongicides, c’est réduire leur efficacité et accélérer de fait la sélection des souches résistantes.