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Faire face au développement des résistances sur orge d’hiver

Céréales région Nord et Ouest
16.11.2017
Symptomes d'helminthosporiose dreschslera teres sur orge

Adapter le choix des fongicides au risque variétal permet de pérenniser l’efficacité des programmes.

Les résistances ont progressé en 2017

La campagne 2017 a été marquée par un développement significatif de souches d’helminthosporiose résistantes aux SDHI. Et plus inquiétant, le monitoring Syngenta a montré la présence de 11 % de souches avec une double résistance QoI (strobilurine) et SDHI alors même que les strobilurines ont été peu utilisées sur orge d’hiver. En conséquence et pour maintenir l’efficacité de ces familles, il est recommandé d’éviter la généralisation des traitements avec une strobilurine et de les limiter aux variétés les plus sensibles à l’helminthosporiose.

Comment pérenniser l’efficacité des fongicides sur orge d’hiver

Plus généralement, afin de pérenniser l’efficacité des fongicides sur orge d’hiver, Syngenta recommande d’intégrer la Protection Fongicide Responsable (PFR), démarche qui repose sur l’association et l’alternance des modes d’action et des familles chimiques mais aussi des substances actives au sein d’une même famille. Cela implique notamment pour la protection fongicide des orges d’hiver l’alternance des triazoles dans le programme, l’application au maximum d’un SDHI et d’un cyprodinil par hectare et par an et le positionnement des spécialités fongicides tôt dans la saison. Cette démarche peut être accompagnée par le choix des variétés les plus résistantes aux maladies comme les hybrides. Ainsi, le choix des programmes et des combinaisons fongicides peut être adapté au risque variétal.

Le cyprodinil, un partenaire de choix pour le T1
Le cyprodinil est le seul représentant de la famille des anilinopyrimidines. Grâce à son mode d’action unique, c’est le partenaire idéal du premier traitement pour son efficacité sur helminthosporiose, rhynchosporiose et oïdium.

Adapter le choix des fongicides au risque variétal

Dans un premier temps, Syngenta recommande de réaliser une analyse du risque variétal en morte saison afin de faire le meilleur diagnostic possible à l’échelle de l’exploitation.

Dans un deuxième temps, pour choisir les spécialités fongicides, Syngenta propose d’utiliser une grille de décision qui croise le risque helminthosporiose et le risque ramulariose. Pour chacune de ces maladies, Syngenta a regroupé les sensibilités en deux classes : +++ très sensibles à moyennement sensibles (notes entre 1 et 5,5) et + assez résistantes (notes entre 6 et 9).

Au final, 4 classes de risque sont ainsi déterminées (I à IV) qui permettent de recommander les solutions les mieux adaptées à chaque niveau de risque :

Graphique du type de programmes fongicides adaptés au risque variétal sur orges