Contrôler le risque ramulariose sur orge d’hiver

Symptomes de ramulariose sur orge

Les dégâts de ramulariose sur orge d’hiver peuvent atteindre 20 à 25 q/ha. Guide pour contrôler cette maladie méconnue.

Évaluer le risque variétal ramulariose

80 à 90 % des surfaces d’orge d’hiver présentent un risque variétal vis-à-vis de la ramulariose. Il est donc essentiel d’intégrer ce risque dans le diagnostic de morte-saison afin de choisir en conséquence les spécialités fongicides les mieux adaptées. Pour évaluer ce risque, vous pouvez utiliser le nouvel outil proposé par Syngenta pour diagnostiquer le risque maladies.

Identifier les facteurs favorables

Au printemps, les différences de température entre le jour et la nuit ainsi qu’une forte hygrométrie (rosées matinales) sont favorables aux infections. Et les périodes humides fin mai début juin, en particulier sont souvent associées à des attaques plus sévères. Selon des travaux de l’Université de Göttingen, les captures de spores dans l’air sont en effet corrélées à la pluie. Les semis précoces, les résidus de paille à la surface du sol, la présence de chiendent, graminées et autres repousses de céréales dans la parcelle et à proximité sont autant de facteurs favorables aux infections.

Reconnaître la ramulariose

Les symptômes visuels peuvent être confondus avec ceux dus à l'helminthosporiose de l'orge. Ils se présentent sous la forme de taches brunes rectangulaires, courtes (jusqu’à 5 mm), entourées d'une chlorose jaunâtre. La ramulariose peut s’observer sur feuilles mais aussi sur barbes. Les épis peuvent être contaminés dès le stade début floraison. La ramulariose conduit à un dessèchement rapide des feuilles et peut occasionner des pertes de rendement jusqu’à 25 q/ha.

Graphique représentant les symptômes de nécrose sur une feuille d'orge

Protéger les orges avec les spécialités fongicides les plus efficaces

Si le risque ramulariose est avéré, il convient de mettre en œuvre les solutions fongicides les plus efficaces, en particulier sur les variétés les plus sensibles.

Le T2 étant un stade clef pour protéger les orges contre la ramulariose, il est essentiel de positionner un fongicide dès le stade DFE (dernière feuille étalée). La nouvelle solution SDHI à base de Solatenol Elatus Era à 0,7 l/ha associée à la meilleure triazole sur orge (prothioconazole) offre une bonne protection contre cette maladie.

Dans un contexte de risque ramulariose, un ajout d’une spécialité du type Bravo ou d’un fongicide contenant du chlorothalonil associé à une strobilurine du type Amistar Opti est recommandé (voir graphique ci-après d’un essai réalisé en 2017).

Graphique sur les performances d'Elatus Era et Bravo contre la ramulariose

Légende : taux d’infestation de la ramulariose dans le témoin : 67,8 % // Semis du 28/10/2016 - variété Etincel – Département 56.

En situation de très forte pression, le respect des doses d’homologation est déterminant pour assurer l’efficacité.