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Le réseau Agéris présenté par les agriculteurs

Bonnes pratiques
23.06.2015

Les exploitants du réseau Agéris s'engagent à respecter les Bonnes Pratiques Agricoles, à raisonner la conduite des cultures, informer les interlocuteurs du monde agricole, des filières et plus largement du grand public, préserver l'environnement et le paysage rural.

Respecter les bonnes pratiques agricoles

Les exploitations constituant le réseau Agéris mettent en place les équipements indispensables pour prévenir les pollutions diffuses et ponctuelles :

  • Local de stockage des produits de protection des plantes aux normes ;
  • Pulvérisateur régulièrement contrôlé et entretenu ;
  • Aires de remplissage et de nettoyage du pulvérisateur aménagées permettant la récupération des effluents et des fonds de cuve ; 
  • Système de traitement de ces effluents ;
  • Stockage sécurisé des engrais ;
  • Rinçage et mise à disposition des emballages vides de produits phytosanitaires (EVPP) auprès d'ADIVALOR (association chargée de la collecte et de la destruction de ces emballages) ;
  • Collecte par Adivalor des produits phytosanitaires non utilisés (PPNU) ;
  • Mise en œuvre de solutions pour éviter le contact entre l'applicateur et les produits de protection des cultures (pulvérisateur à injection directe, emballages sécurisés, équipements de protection des applicateurs...) ;
  • Mise en œuvre de moyens de lutte contre les incendies et toute dispersion involontaire de produit.

Sache pour collecte Adivalor

Pratiquer une agriculture raisonnée

L'implantation des différentes cultures sur l'exploitation prend en compte les caractéristiques des parcelles (pédologiques, climatologiques, agronomiques et environnementales)

Afin de limiter les intrants et de réduire les excès nuisibles à l'environnement, toutes les interventions de protection des cultures sont raisonnées en fonction :

  • Du potentiel de la culture ;
  • Du risque parasitaire (maladie ou déprédateur) ou de la flore adventice ;
  • De la climatologie.

Pour cela, l'exploitant fait appel à des informations issues des Avertissements Agricoles du Service de la Protection des Végétaux, des piégeages, des observations de parcelles, des comptages ou encore des outils daide à la décision.

En fonction des informations recueillies, il intervient au bon moment et au bon stade avec un produit autorisé pour l'usage, à la bonne dose et dans des conditions climatiques favorables.

La fertilisation se réfère, soit à des bilans, soit à des analyses. Elle est mise en œuvre en ajustant les apports par rapport aux besoins de la culture.

L'irrigation est conduite de manière raisonnée suivant les indications de modèle basé sur les données climatiques.

Préserver l'environnement et le paysage rural

L'exploitant entretient et renouvelle les zones non cultivées (haies, bosquets, talus, bandes enherbées, jachères) pour des raisons techniques (érosion des sols, pollutions diffuses..) mais aussi pour des raisons environnementales (préservation de la faune sauvage, des organismes auxiliaires, des pollinisateurs, de la flore ..), voire des raisons sociétales (paysage, écotourisme, chasse...). Il pratique une agriculture durable. 

Il préserve la qualité de l'eau, notamment par la mise en place de bandes enherbées le long des cours d'eau conformément à la règlementation. Très souvent, les bandes enherbées, les haies, contribuent à limiter et intercepter les ruissellements. De plus, elles évitent les dérives de pulvérisation et constituent un filtre naturel limitant les transferts de molécules vers le milieu aquatique.

Des techniques culturales spécifiques (travail minimum des sols, semis direct...) sont testées pour lutter contre la dégradation physique (portance, battance..) et biologique (microorganismes, vers de terre) des sols. L'incidence de ces techniques sur les risques de développement d'adventices, de ravageurs et de maladies est prise en compte.

Bande enherbée près de l'eau ferme Agéris Dufau

Mesurer les résultats

Un « état des lieux » a été conduit sur les exploitations au travers d'audits. Ces audits sont reconduits pour mesurer les variations par rapport à l'état initial.

En général, ils comprennent :

  • Audits « Eau » (Aquasite® et Aquaplaine®) réalisés par les ingénieurs d'Arvalis-Institut du Végétal ;
  • Audits « Flore » réalisés par le PR P. Jauzein (INAPG) ou des spécialistes indépendants ;
  • Audits « Faune auxiliaire » réalisés par des entomologistes indépendants ;
  • Audits « Faune sauvage » réalisés par les techniciens des Fédérations Départementales de Chasseurs.

Cerfeuil bulbeux

Commercialiser des productions certifiées et tracées

Les moyens mis en œuvre par les agriculteurs leur permettent de postuler aux qualifications existantes pour les exploitations et les productions agricoles : Agriculture Raisonnée, Qualiterre, Agri confiance. Pour ce faire, l'agriculteur enregistre les opérations réalisées sur les cultures de l'exploitation. Il dispose d'un logiciel de gestion parcellaire lui permettant de conserver en mémoire les informations relatives à toute opération. La filière peut ensuite avoir accès facilement à ces données.

Communiquer et participer à la formation

 

Au travers de réalisations concrètes mises en place sur ces exploitations et de supports visuels (posters), le réseau Agéris constitue un formidable outil pédagogique pour tout acteur des filières, de l'agriculteur au consommateur. À travers les « Parcours nature », le visiteur peut découvrir les liens étroits entre agriculture et environnement et voir comment les aménagements de territoire agricoles peuvent contribuer au développement de la biodiversité tout en maintenant une agriculture productive et moderne. À travers le réseau Agéris, chacun peut découvrir l'agriculture autrement et constater les efforts consentis par la profession pour promouvoir une agriculture économiquement performante, soucieuse de la qualité de ses productions et respectueuse de l'environnement.