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Des aménagements multifonctionnels pour préserver la qualité de l’eau

Bonnes pratiques
19.08.2013
Parcours nature à Ploermel

Le lycée agricole de Ploërmel était mobilisé pour accueillir, fin mai, une plateforme de démonstration sur les bonnes pratiques phytosanitaires, animée par Syngenta. L’ambition : « Viser zéro impact ».

Reconquérir la qualité de l’eau

Parmi la dizaine d’ateliers mis en place, Philippe Garde, ingénieur conseil stewardship Syngenta pour le grand ouest, présentait les aménagements multifonctionnels à même de reconquérir, ou de préserver, la qualité de l’eau sur un bassin versant tout en apportant une contribution à la biodiversité.

Aménager des parcelles plutôt que supprimer des hectares

La logique de Philippe Garde est imparable : « sur les parcelles à fort potentiel de transferts phytosanitaires, il vaut mieux aménager que subir des suppressions de matières actives. » Les moyens sont en phase avec les principes énoncés. Syngenta met à disposition un outil d’aide à la décision nommé Quali’H2O. Il permet de diagnostiquer, sur un bassin versant, les parcelles à risque élevé de transfert. À partir de là, et sur la base d’une large concertation avec tous les acteurs (agriculteurs en premier lieu, mais aussi leurs conseillers, les représentants des collectivités locales, de l’agence de l’eau...), une réflexion peut s’engager. Des solutions durables peuvent dès lors être élaborées, en piochant dans la boîte à outils constituée par les aménagements multifonctionnels recensés par Syngenta.

Des pistes de valorisation pour les zones tampons

Quelque 40 espèces buissonnantes, arbustives ou arborescentes, ont été plantées sur le site de démonstration de Ploërmel. De jeunes pousses illustrent les avantages liés à chaque essence. Elles assurent à la fois la biodiversité et permettent une valorisation locale, par exemple au travers de la filière bioénergie.
Les différents types de couverts végétaux sont également présentés avec, en parallèle, leurs atouts en termes de pollinisation, zones refuges pour la faune ou les insectes auxiliaires. « Apporter des solutions durables pour limiter l’impact des produits phytopharmaceutiques demande de rapprocher des expertises différentes. Nous nous positionnons comme facilitateur », conclut Philippe Garde. Une démarche qui est loin de rester théorique puisqu’elle a déjà été mise en œuvre sur le bassin versant du Meu (35).
Elle s’accorde avec un arrêté préfectoral qui a listé les aménagements nécessaires au maintien de l’utilisation de substances actives herbicides maïs, sauvant ainsi, quelques milliers d’hectares de cultures.

En savoir plus

Lire l'article Lycée agricole La Touche à Ploërmel (Morbihan)